Victoria Moisan vit toute une expérience au Vermont

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Par Sandro Célant
Victoria Moisan vit toute une expérience au Vermont
Unique aspirante canadienne dans la catégorie des 18-24 ans, Victoria Moisan a vécu une expérience très relevée lors des championnats nord-américains de course à obstacles. (Photo : courtoisie)

Victoria Moisan a bouclé sa saison estivale avec une commande de taille lors des récents championnats nord-américains de course à obstacles présentés dans l’état du Vermont.

Qualifiée pour cette compétition de grande envergure en raison de ses brillantes performances compilées au cours de l’année 2018, l’athlète de Pointe-Lebel n’a vraiment pas eu le temps de s’ennuyer.

En plus de rouler sur plus de 1 000 kilomètres avec sa mère pour atteindre la destination, l’unique Canadienne en lice chez les 18-24 ans a trouvé le moyen de se démarquer dans son groupe d’âge avec une quatrième place sur 13 au cumulatif.

La dynamique sportive a pris le départ de l’épreuve intense de 15 kilomètres qu’elle a finalement complétée avec un chrono officiel de 3 heures, 59 minutes et 48 secondes. Victoria a terminé au 82e rang sur les 202 femmes impliquées.

La plus exigeante

« C’était la course la plus exigeante mentalement et physiquement que j’ai faite », a vite résumé la collégienne de 19 ans, qui a vécu des sensations très fortes sur le tracé composé de 40 obstacles du Mont Stratton.

Dès le départ, les participants ont dû grimper sur 3,5 km avant d’atteindre le sommet de la montagne avant de voir la pluie s’en mêler et rendre les conditions encore plus difficiles.

« Je me suis lancée sur le premier obstacle et là, j’ai frappé un mur…C’était tellement glissant que j’étais incapable de garder mes mains dessus. La grande majorité des filles et moi, on était bloquées là », a-t-elle avoué avec franchise.

L’aspirante locale a continué d’essayer pendant dix minutes, mais sans succès. « Aux États-Unis, les règles ne sont pas les mêmes qu’ici. Si tu ne peux franchir un obstacle, il n’y a pas de pénalité. Il te coupe ton bracelet et ton temps ne compte plus vraiment. »

Consolation

Porteuse du dossard numéro 585, Victoria n’a pas eu le choix de respecter les consignes. « Ça été dur, mais ce qui me console, c’est que dans ma catégorie, seulement une fille a réussi à garder son bracelet jusqu’à la toute fin. »

Malgré la déception, Moisan a attaqué le circuit avec détermination tout en profitant pleinement de cette expérience compétitive unique en son genre.

« Le reste de la course s’est plutôt bien passé. Je n’avais jamais couru une telle distance dans les montagnes et je suis fière de ce que j’ai accompli cette journée-là. Je vais m’en souvenir longtemps », a conclu la meneuse de l’équipe des Trappeurs, qui a côtoyé des gens d’un peu partout comme la Grande-Bretagne, le Mexique, les USA et Porto Rico.

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