Port : « On voyait notre richesse se dégrader, il fallait réagir » – Marc Lefebvre

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Par Charlotte Paquet
Port : « On voyait notre richesse se dégrader, il fallait réagir » – Marc Lefebvre
Respectivement président et directrice générale de la Corporation de gestion du port de Baie-Comeau, Marc Lefebvre et Karine Otis ont informé le public sur l entente de transfert du port intervenue récemment avec le gouvernement fédéral.

La Corporation de gestion du port de Baie-Comeau a attiré une vingtaine de personnes, mercredi, à sa séance publique traitant de l’entente de transfert conclue récemment avec le gouvernement fédéral. Pour son président, Marc Lefebvre, et sa directrice générale, Karine Otis, ce fut l’occasion de revenir sur le passé, mais pour encore mieux se projeter vers l’avenir, un avenir qu’ils voient très prometteur.

D’entrée de jeu, M. Lefebvre s’est dit persuadé que l’entente assortie d’un montant de 44,2 M$ versé par Ottawa, en plus d’autres considérations concernant d’éventuels travaux au poste d’amarrage numéro 4, était la meilleure qu’il était possible d’obtenir.

Oui, la corporation aurait souhaité davantage, a-t-il convenu tout en rappelant que la première offre du fédéral se chiffrait à 27 M$ et que les sommes additionnelles obtenues l’ont été graduellement.

Une fois tous les aspects légaux remplis d’ici un an à un an et demi, le port de Baie-Comeau appartiendra au milieu, soit à une autorité portuaire à mettre en place pour assurer sa gestion et son développement. Parmi les entreprises d’ici qui devraient en tirer profit, M. Lefebvre a fait référence entre autres à Granijem et Béton préfabriqué du Québec pour l’expédition de leurs produits.

À ceux qui se questionnent sur les raisons de vouloir prendre en main les destinées du port, le président explique que le gouvernement fédéral l’entretient au minimum et n’a pas le mandat de le développer à son plein potentiel. L’état du quai inquiétait même. « On avait peur de perdre notre port. On voyait notre richesse se dégrader et il fallait réagir. »

Travaux et plan d’affaires

Des études réalisées ces dernières années ont permis de connaître l’état du pont. Les négociations avec Ottawa ont concerné les travaux à réaliser sur une période de 25 ans. « On sait dans quoi on s’embarque. Si on s’administre bien, il va y avoir aucun problème », assure M. Lefebvre, en soulignant que le plan d’affaires prévoit des travaux qui seront faits graduellement.

Le remplacement de la protection en dolosses, l’entretien des postes 1 et 2, à l’origine des brise-lames qui ont été convertis en quai d’amarrage en raison du manque de place, et les travaux à identifier au poste 4 sont les principaux enjeux. Mais il y a évidemment plus. On peut notamment penser au dragage.

Un plan d’affaires sur 25 ans a été élaboré. Au départ, il prévoit des revenus d’exploitation annuels entre 1 et 1,4 M$. Cependant, ces revenus pourraient croître avec l’augmentation du volume d’activité et l’avènement de nouveaux clients.

« En termes de bénéfices nets, plus on va augmenter les affaires et plus les bénéfices nets vont augmenter aussi », a rappelé Karine Otis. À l’an 1 du plan d’affaires, ils devraient se chiffrer à 100 000 $. À l’an 25, le même montant est prévu, mais dès l’an 26, il bondit à près de 800 000 $.

« On va tout dépenser le budget des immobilisations entre l’an 1 et l’an 25. On va remettre pratiquement le quai à neuf, donc, c’est sûr que ce n’est pas dans ces années-là qu’on va grossir le coussin. Mais ça ne veut pas dire que c’est ça qui va se passer », prévient-elle. En effet, des investissements pourraient se faire avec des partenaires privés et d’autres bénéficier de programmes de subventions.

Fait à noter, un partenariat avec l’Université du Québec à Rimouski pourrait permettre la mise en place d’une station de recherche en maritime innovant afin de suivre en temps réel l’état du port de manière, selon la directrice générale, de gérer les investissements dans la bonne période.

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