Leur recrutement porte le nombre à cinq – La Côte-Nord s’enrichit de deux nouvelles IPS

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Par Charlotte Paquet
Leur recrutement porte le nombre à cinq  – La Côte-Nord s’enrichit de deux nouvelles IPS
David Gravel est directeur des soins infirmiers au Centre intégré de santé et de services sociaux sur la Côte-Nord.

Il n’y a pas à dire, les dernières semaines ont été fécondes dans le recrutement d’infirmières praticiennes spécialisées (IPS) sur la Côte-Nord. Leur nombre vient de passer de trois à cinq.

Au début de septembre, une deuxième superinfirmière (comme on les surnomme aussi) est entrée en poste au sein du Groupe de médecine familiale universitaire (GMF-U) de Manicouagan à Baie-Comeau. Le 7 octobre, une première a commencé sa pratique au centre de santé de Port-Cartier.

« C’est une bonne nouvelle. Nous, on est content d’avoir réussi à recruter deux IPS. On est content du nombre qu’on a atteint puisqu’on a presque doublé, mais je ne vous cacherais pas que dans la région, on en veut plus », confie David Gravel, directeur des soins infirmiers au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord.

Le plan d’effectifs de la région en 2019-2020 s’établit à 7. Dans un monde idéal, il en faudrait deux de plus et ça, c’est un minimum, fait remarquer M. Gravel. Dans les prochaines années, leur nombre est appelé à augmenter partout au Québec puisque le ministère de la Santé et des Services sociaux a déterminé qu’il fallait 2 000 IPS d’ici 2024-2025.

Plus de connaissances

Native de Baie-Comeau et nouvellement en poste au GMF-U Manicouagan, Gabrielle Fougères Landry explique son choix de carrière par son désir de « pousser plus loin les connaissances qu’elle avait dans le milieu infirmier. » À leur baccalauréat en sciences infirmières, les IPS ajoute deux années d’études au cours desquelles elles iront chercher une maîtrise et un diplôme d’études supérieures.

Le développement que cette profession relativement nouvelle est appelée à connaître dans les prochaines années est une autre raison qui fait que la Baie-Comoise a emprunté cette voie, qui permet aussi d’augmenter l’accessibilité des soins de santé à la population.

Oeuvrant pour des problèmes de santé courants et chroniques, les IPS ne peuvent pas poser de diagnostics pour le moment. Elles peuvent cependant commencer les traitements pour six maladies, dont le diabète, l’hypertension et l’asthme, « mais on parle avec le médecin pour confirmer le diagnostic », indique Mme Fougères Landry.

La première en 2013

En 2013, la Côte-Nord a recruté sa première IPS. Elle s’est installée au GMF-U à Baie-Comeau. Une deuxième a suivi plus tard. Elle pratique au GMF de la polyclinique Boréale, toujours à Baie-Comeau. Le GMF de Sept-Îles en a aussi recruté une ces dernières années.

Le CISSS travaille fort pour dénicher deux IPS pour la Minganie et la Haute-Côte-Nord, où leur pratique très poussée serait bienvenue et permettrait de suppléer à la pénurie d’effectifs médicaux, reconnaît David Gravel.

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