Plus d’amendes pour les livres en retard : que du bon, selon la bibliothèque

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Par Steeve Paradis
Plus d’amendes pour les livres en retard : que du bon, selon la bibliothèque
La décision de la bibliothèque Alice-Lane d’annuler les frais de retard pour les livres n’engendre que du bon, assure la responsable de l’établissement, Marie Amiot.

La décision de la bibliothèque de ne plus appliquer de frais pour les livres rapportés en retard n’apporte que du bon. Il n’y a pas plus de livres rapportés après la date prévue et une certaine clientèle perdue avant l’application de cette mesure revient à la bibliothèque.

Cette nouvelle mesure, appliquée depuis décembre dernier, n’a pas tardé à porter ses fruits, selon la responsable de la culture et de la bibliothèque à la Ville de Baie-Comeau, Marie Amiot.

« Le principal impact de cette mesure, c’est qu’on revoit des gens qui ne venaient plus à la bibliothèque parce qu’ils avaient un malaise en raison de retards », d’indiquer Mme Amiot.

« Des familles qui avaient des livres en retard et qui étaient gênées de ça ont décidé de se réabonner. Ça pouvait créer un stress pour elles, car à 25 cents par jour par livre en retard, une famille nombreuse pouvait se monter une facture assez rapidement », ajoute-t-elle.

« On organise plein d’activités pour attirer la clientèle à la bibliothèque et en pénalisant des gens pour un retard de quelques jours avant de rapporter un livre, je trouvais ça contradictoire. L’objectif derrière ça et de ravoir les livres et les clients », enchaîne la responsable, qui a tiré cette idée d’éliminer les amendes de la bibliothèque de Colombus, en Ohio.

Impact financier minime

D’après Marie Amiot, l’impact financier de l’élimination des amendes pour les retards est minime. Au cours de la dernière année avant l’arrivée de la mesure, les frais de retard ont rapporté 11 000 $ à la municipalité, mais le coût en personnel affecté à cette tâche s’est élevé à 7 000 $.

Le manque à gagner est donc seulement de 4 000 $, « mais le personnel a plus de temps à consacrer à la clientèle et c’est aussi plus agréable pour tout le monde », de faire valoir la responsable.

De plus, la responsable assure que la fin des amendes n’est pas synonyme d’un plus grand retard dans le retour des bouquins prêtés par la bibliothèque. « Certains avaient des inquiétudes, notamment en ce qui concerne les listes d’attente pour les best-sellers, mais pour l’instant, il n’y a pas de problème, il n’y a pas de grand délai supplémentaire. »

En terminant, Mme Amiot disait ignorer si d’autres municipalités au Québec avaient appliqué la même recette à Baie-Comeau, première ville dans la province à annuler les amendes pour les retards. Mais elle sait que plusieurs se sont montrées intéressées. D’ailleurs, la veille de son entretien avec Le Manic, la responsable de la bibliothèque municipale de Varennes l’avait contactée à ce propos, à la demande du maire de l’endroit.

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