Bureau de projet du pont: les élus et le député mettent de la pression

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Par Steeve Paradis
Bureau de projet du pont: les élus et le député mettent de la pression
Le bureau de projet du pont sur le Saguenay n’a toujours pas amorcé ses travaux. Il ne peut donc se prononcer sur la faisabilité du projet sur un des sites projetés, celui de la Boule (photo).

Près d’une vingtaine d’élus, de chefs innus et de gens d’affaires de la Côte-Nord et de Charlevoix ont signé une lettre ouverte exigeant que le ministre des Transports, François Bonnardel, lance concrètement les travaux du bureau de projet de pont sur le Saguenay, pratiquement au point mort depuis sa naissance. Les signataires craignent que ce bureau ne soit finalement que de la poudre aux yeux.

« Pour une raison qu’on ne s’explique pas, ça (le bureau de projet) n’avance pas », a fait valoir le député de René-Lévesque, Martin Ouellet, qui se charge de porter le cri du cœur des élus auprès du gouvernement. « On veut s’assurer que la CAQ respecte ses engagement électoraux », ajoute-t-il.

La lettre ouverte rappelle que le premier ministre François Legault avait affirmé durant la dernière campagne électorale qu’il était d’accord avec le bureau de projet et qu’il voulait connaître le résultat de ses travaux avant de se prononcer.

Ses propos des dernières semaines n’allaient toutefois pas dans le même sens. « Pour lui (M. Legault), il n’y a pas assez d’achalandage pour justifier un pont et c’est trop cher. Si on faisait une étude, on pourrait le savoir et en débattre », énonce le député.

Ce dernier a d’ailleurs remis une copie de la lettre ouverte au bureau du ministre Bonnardel. Il n’a toujours pas eu de réponse formelle. « Ça ne fait que renforcer notre crainte qu’il ne se passe absolument rien avec ce bureau de projet. Pourtant, ça devrait déjà faire un an qu’on aurait dû lancer l’appel d’offres pour faire l’étude de faisabilité », a-t-il pesté.

Pas une question d’argent

Pour le député Ouellet, il ne saurait être question d’un manque de financement pour le bureau de projet, qui est inscrit au Plan québécois des infrastructures (PQI) 2019-2020 du gouvernement. « Il y a 115 milliards au PQI et l’étude coûterait entre 10 et 15 millions. Même ma calculatrice ne peut pas dire à quel point c’est minime », soutient-il.

Martin Ouellet rappelle aussi que l’idée du bureau de projet avait rallié l’ensemble de la région, même Tadoussac, réfractaire à première vue au pont sur le Saguenay. « Tout le monde était d’accord avec le bureau de projet et l’idée d’avoir une étude », conclut-il.

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