Intronisation de Guy Carbonneau – Une fierté pour des hockeyeurs qui l’ont côtoyé

Par sylvain turcotte
Intronisation de Guy Carbonneau – Une fierté pour des hockeyeurs qui l’ont côtoyé
Guy Carbonneau lors de son intronisation au Temple de la renommée du hockey. Il reçoit sa plaque, un des souvenirs de ce grand moment vécu dans les derniers jours à Toronto, des mains de Bob Gainey. Photo Dave Sandford/Hockey Hall Of Fame

Guy Carbonneau est devenu un immortel lundi soir dans la Ville-Reine. L’ancien 21 de la Sainte-Flanelle a fait son entrée au Temple de la renommée du hockey à Toronto, rejoignant ainsi les Wayne Gretzky, Mario Lemieux, Guy Lafleur et compagnie. Raymond Whittom et Jocelyn Gagnon sont bien placés pour parler du hockeyeur qu’était Carbo dans les années 70, les deux se trouvant sur la glace lors de sa dernière année midget à Sept-Îles, le premier dans son camp, l’autre contre.

Whittom et Carbo ont porté fièrement le chandail des Nationals de Sept-Îles, champions provinciaux de la saison 1975-1976 à Donnacona.

« Guy, c’était un gars de caractère. Il faisait tout pour gagner, il ne laissait rien au hasard, il découpait la glace. C’était un gars d’équipe, une force tranquille », a lancé Raymond Whittom, en entrevue au Nord-Côtier, alors qu’il se trouvait à Toronto pour vivre ce moment en soirée avec son ancien coéquipier.

Prolifique joueur offensif dans le midget et même dans le junior majeur avec les Saguenéens de Chicoutimi, club avec lequel il a enfilé l’aiguille à 62 reprises lors de la campagne 1978-79 et 72 la saison suivante, Guy Carbonneau aura fait sa marque dans la Ligue nationale pour ses qualités… défensives.

« Il a développé d’autres aspects de son jeu. C’est un gars qui était très analytique. Il n’a pas eu de misère à devenir le meilleur joueur défensif de la Ligue nationale »,  a renchéri Whittom, faisant allusion aux trois trophées Frank J. Selke remportés par Carbo.

Whittom et celui qui a porté le « C » de capitaine bon nombre de saisons avec les Canadiens n’ont pas fait qu’équipe sur la glace. « Dès que la saison de hockey finissait, on se retrouvait au baseball dans les parcs. On ne jouait pas au hockey douze mois par année », a-t-il mentionné.

Une fierté

Les souvenirs sont tout aussi intéressants et évocateurs du côté de Jocelyn Gagnon à l’endroit de Guy Carbonneau. S’ils ont évolué l’un contre l’autre dans le midget, alors que Gagnon s’alignait pour les Basques, les deux hommes avaient passé les quatre saisons précédentes, celles pee-wee et bantam, au sein du même club.

« Guy a toujours été un bon joueur, qui se démarquait du groupe. Il était persévérant. Il a toujours eu le feu dans les yeux et il l’a encore. »

Parmi ses souvenirs, Jocelyn Gagnon se remémore un match que les deux avaient joué comme joueur affilié avec le midget. « Ça brassait, et Guy avait marqué trois buts malgré ce qui se passait autour. Il était déterminé pour la carrière qu’il a connue. »

Celui qui occupe le poste de président de l’Association du hockey mineur de Sept-Îles se dit fier et honoré d’avoir été coéquipier du Septilien intronisé au Temple de la renommée du hockey. « C’est une fierté pour Sept-Îles, et pour l’association, c’est grandiose ».

Intégralité du discours de Guy Carbonneau lors de son intronisation au Temple de la renommée du hockey. (CRÉDIT : RDS.CA) 

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