Vente itinérante : la CCM réclame plus de mordant

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Par Charlotte Paquet
Vente itinérante : la CCM réclame plus de mordant
Membre du comité d’achat local de la Chambre de commerce de Manicouagan, André Boulianne demande aux élus de Baie-Comeau de rendre plus sévère la réglementation concernant la vente itinérante.

« C’est pas vrai que nos commerçants vont se laisser faire comme ça, c’est pas possible », a martelé André Boulianne, du comité d’achat local de la Chambre de commerce de Manicouagan (CCM), lors de la dernière séance du conseil municipal de la Ville de Baie-Comeau.

M. Boulianne a imploré les élus de donner plus de mordant à sa réglementation sur la vente itinérante en prenant la parole à la période de questions. Il a mentionné deux cas récents pour étayer sa requête.

Il a d’abord souligné qu’une entreprise qui fait dans la distribution de la viande et autres a pu réaliser des affaires à Baie-Comeau sans détenir de permis. Flairant la chose, il s’est adressé à la Ville pour vérifier ses prétentions, mais quand il a obtenu la réponse sept jours plus tard, l’entreprise en question avait quitté le secteur.

Le président-directeur général du Regroupement d’achats Multi-Marchés Industriels demande à la Ville de donner des constats d’infraction à ceux qui font du commerce itinérant illégalement. « Votre réglementation, elle est désuète. J’ai regardé la réglementation de Sept-Îles et elle est beaucoup plus sévère que celle de Baie-Comeau », a-t-il mentionné.

L’autre cas abordé concerne une entreprise de vente en ligne qui a installé ses pénates dans un hôtel pour accueillir des clients. Un permis lui a été attribué, mais le délai minimal de cinq jours pour s’en prévaloir n’a pas été respecté. D’après M. Boulianne, deux jours avant l’événement, il s’est fait confirmer par la Ville qu’aucun permis n’avait encore été délivré.

Preuves ou témoignages

Du côté de la Ville, on affirme émettre bel et bien des constats d’infraction dans certains cas. « Il nous faut des preuves documentaires ou un témoignage. Ça peut se rendre en cour. C’est plus complexe, mais oui, on suit notre procédure », affirme le coordonnateur aux communications et service à la clientèle, Mathieu Pineault. Une ou deux causes du genre seraient d’ailleurs pendantes devant la cour municipale.

Quant au délai de cinq jours invoqué par M. Boulianne, le porte-parole explique qu’il sert surtout à aider la Ville sur le plan administratif. Comme l’objectif est que les vendeurs itinérants se conforment à la réglementation, il peut y avoir de la flexibilité sur le délai.

M. Pineault rappelle que cette même flexibilité prévaut aussi avec les citoyens et les entreprises ayant pignon sur rue à Baie-Comeau.

Enfin, la Ville se dit prête à discuter avec la Chambre de commerce de Manicouagan en vue d’une éventuelle révision de la réglementation entourant la vente itinérante.

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