Il manque plus de 1 700 travailleurs de la construction sur la Côte-Nord

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Par Nicolas Dupont
Il manque plus de 1 700 travailleurs de la construction sur la Côte-Nord
L'économiste de l'ACQ, Jean-Philippe Cliche, a présenté une étude sur les besoins de main-d'oeuvre dans l'industrie de la construction.

Selon une étude réalisée par la firme Raymond Chabot Grant Thornton, il manquera en moyenne plus de 1 700 travailleurs par année dans la construction sur la Côte-Nord. L’Association de la construction du Québec (ACQ) était de passage à Sept-Îles et à Baie-Comeau pour présenter l’étude aux entrepreneurs et des pistes de solutions.

« En effectuant une moyenne des 10 prochaines années, ce sont plus de 1 700 travailleurs de plus dont l’industrie a besoin sur la Côte-Nord pour répondre à la demande. Dans la région, ce sont presque tous les métiers de la construction qui souffrent d’un manque de main-d’œuvre », constate l’économiste de l’ACQ, Jean-Philippe Cliche.

Selon l’étude de l’ACQ, sur les 26 métiers de la construction, 20 d’entre eux sont en situation de pénurie de main-d’œuvre sur la Côte-Nord. Sur ces 20 métiers, 10 sont dans une grave situation de pénurie.

Mobilité

La Côte-Nord est la région qui importe le plus de main-d’œuvre des autres régions du Québec. Les travailleurs nord-côtiers ont effectué un peu moins que 60 % des heures travaillées dans la région selon les données de l’ACQ.

« Nous considérons que de lever les barrières de la mobilité de main-d’œuvre pourrait servir une région comme la Côte-Nord. Des travailleurs provenant du Saguenay-Lac-Saint-Jean, du Bas-Saint-Laurent ou de la Gaspésie, où les effets de la pénurie se font moins ressentir, pourraient venir aider les entreprises d’ici à créer de la richesse dans la région », souligne M. Cliche.

Virage technologique

Selon l’ACQ, un virage technologique de grande envergure est une solution incontournable à la pénurie de main-d’œuvre. Elle fonde beaucoup d’espoir sur l’utilisation des technologies et des nouvelles techniques de production. Elles permettraient d’améliorer la productivité en chantier et d’atténuer les effets de la pénurie de main-d’œuvre.

« L’industrie de la construction est une des moins productives tous secteurs confondus au Canada. Pour améliorer notre productivité, nous devrons améliorer nos méthodes de production et la région de la Côte-Nord n’en fait pas exception », estime M. Cliche en terminant.

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