Dépanneur à Franquelin : le maire Grenier veut éviter le pire

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Par Charlotte Paquet
Dépanneur à Franquelin : le maire Grenier veut éviter le pire
Le maire de Franquelin, Steeve Grenier, considère que la fermeture du dépanneur du village ferait très mal.

« On essaie de faire des bâtiments pour garder notre monde et là, on risque de perdre notre dépanneur. Ça ne marche pas dans l’équation. Si on perd notre dépanneur, ça ne nous aide pas. »

Le maire de Franquelin, Steeve Grenier, ose à peine imaginer les conséquences d’une éventuelle fermeture du commerce. Ce serait une énorme perte en services de proximité pour sa population de 300 citoyens, mais aussi pour les gens de passage. Il pense notamment aux nombreux motoneigistes qui s’y approvisionnent en essence.

Pendant que la municipalité poursuit la concrétisation d’un projet de 1,6 M$, avec une aide de 1,1 M$ du gouvernement du Québec, pour la réfection et l’agrandissement de son centre des loisirs afin d’en faire un centre communautaire dans lequel elle installera notamment ses bureaux, le dépanneur du village, lui, risque la fermeture, déplore l’élu.

M. Grenier rappelle que depuis la mise en vente du commerce, la municipalité a regardé ce qui pouvait être fait pour la création d’une coopérative. À son invitation, Jude Brousseau, conseiller en développement coopératif de la Coopérative de développement régional du Québec (CDRQ), s’est même rendu sur place à l’été 2019 pour tenir une session de travail, mais aucun développement ne s’est encore produit.

Comme municipalité, Franquelin est limitée dans l’aide qu’elle peut apporter pour éviter une fermeture. « Personnellement, j’ai avisé du monde que je pensais être potentiellement en mesure d’investir là-dedans, mais il n’y a pas eu de suite. Il y a toujours un mais »,  indique M. Grenier.

Un résident du village ayant de l’intérêt a déjà contacté le maire à ce sujet, là encore sans résultat.

Si le pire se produit, Franquelin devra aussi se priver d’un revenu de 2 554 $ en taxes foncières, selon les données de 2019.

Formule coopérative

« De plus en plus sur la Côte-Nord, les gens se tournent vers les coopératives pour garder des services de proximité. L’idée est de se regrouper pour garder ces services », indique M. Brousseau, un Forestvillois qui dessert la Côte-Nord pour la CDRQ.

À Baie-Johan-Beetz, des citoyens ont formé une coopérative de solidarité pour créer Les choix de Marguerite en 2011. « À l’époque, il n’y avait plus d’essence, plus de dépanneur », rappelle le conseiller.

À Rivière-Saint-Jean, le dépanneur y a aussi fermé l’an dernier. Selon M. Brousseau, un groupe de personne est au travail pour relancer les opérations par l’entremise d’une coopérative.

« Ça appartient au milieu de leader ça. Nous, notre travail, c’est de donner de l’information à ceux qui veulent l’entendre. Si un groupe souhaite créer une coopérative, on leur offre de les accompagner. »

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