La MRC cible deux refuges biologiques

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Par Charlotte Paquet
La MRC cible deux refuges biologiques
Philippe Poitras est directeur de la gestion foncière à la MRC de Manicouagan.

La MRC de Manicouagan veut implanter deux refuges biologiques dans le cadre de la réalisation d’un plan d’aménagement forestier intégré tactique (PAFIT) sur les territoires publics intramunicipaux sous sa responsabilité. L’un serait situé à Ragueneau, tandis que la localisation de l’autre est sur le point d’être confirmée.

Directeur de la gestion foncière à la MRC, Philippe Poitras explique que la création du PAFIT et celle à venir de son petit frère, le plan d’aménagement forestier intégré opérationnel (PAFIO), font partie des obligations à respecter à titre de gestionnaire de lots publics intramunicipaux.

Les refuges biologiques, il y en a plus de 3 700 au Québec, correspondent à des territoires exclus de toutes formes d’aménagement forestier. Situé à l’est de la Rivière-aux-Rosiers, celui de Ragueneau couvrirait une superficie de 200 hectares et assurerait la protection permanente des habitats et d’espèces qu’il renferme.

« Avec ce qu’on a vu, on croit que ça peut répondre aux normes », souligne M. Poitras, en parlant de différents critères à respecter, notamment l’âge des peuplements.

Consultation publique

Plusieurs démarches ont déjà été réalisées dans le cadre de la confection du plan d’aménagement. Il devrait être déposé au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs au plus tard en mars. Une fois son approbation en poche, la MRC soumettra ce plan à la population lors d’une consultation.

En plus de s’attarder sur les possibilités forestières par essence et par groupes d’essences, un PAFIT doit contenir, selon le MFFP, les objectifs d’aménagements et de production de matière ligneuse, les stratégies pour y parvenir et notamment les principales infrastructures à mettre en place.

Avant que la MRC de Manicouagan décide si elle se lance dans des travaux forestiers, bien d’autres étapes restent à franchir. D’ailleurs, à ce stade-ci, rien ne permet encore de confirmer qu’elle empruntera cette voie. « Si demain matin, on voit qu’il n’y a rien de rentable, il n’y aura pas de refuge, il n’y aura pas de PAFIT », assure M. Poitras.

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