COVID-19 : du pain sur la planche pour un retour en classe réussi

Par Charlotte Paquet 3:58 PM - 28 avril 2020
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Le directeur général de la Commission scolaire de l’Estuaire, Alain Ouellet, affirme préparer le retour en classe des élèves du primaire avec « la grande famille de l’Estuaire ».

La partie n’est pas facile et les défis sont nombreux, mais la Commission scolaire de l’Estuaire a bien l’intention de réussir le retour en classe des jeunes du primaire le 11 mai, foi de son directeur général, Alain Ouellet.

Depuis le dévoilement de la date la reprise des classes, lundi, et la réception en soirée des grandes orientations du ministère de l’Éducation, les démarches sont lancées pour mettre en place les conditions gagnantes.

Déjà en matinée mardi, des rencontres virtuelles ont eu lieu avec les représentants syndicaux et le personnel-cadre de l’Estuaire. En après-midi, les directions d’écoles devaient à leur tour échanger avec leurs employés.

M. Ouellet parle de plusieurs grands défis à surmonter en ciblant notamment la réduction du nombre d’enfants par classe à 15, le nombre plus élevé d’enseignants requis, les locaux vacants à trouver et à meubler, et tout ça, dans un environnement sécuritaire respectant les consignes sanitaires. « C’est toute une gymnastique organisationnelle. »

Il y a aussi le transport scolaire à réorganiser pour conserver la distanciation physique de deux mètres. Le directeur général souligne qu’avec un seul jeune par banc et un banc sur deux laissé libre, le nombre d’enfants sera limité à 12 par autobus. « On a un joyeux casse-tête au niveau du transport scolaire », laisse tomber le directeur général, en ajoutant que la contribution des parents pourrait être requise.

Enfin, il y a tout le côté pédagogique à assurer adéquatement tant avec les jeunes en classe qu’avec ceux qui demeureront à la maison.

Qui retournera?

Les parents seront d’ailleurs contactés dans les prochains jours afin de confirmer ou non que leurs enfants reprendront le chemin de l’école le 11 mai. On sait que le retour en classe est volontaire.

Au plus tard le lundi 4 mai, les directions d’écoles sauront à quoi s’en tenir et pourront mieux planifier l’organisation des groupes. « On a besoin de savoir combien vont retourner à l’école, combien vont utiliser le service de garde et combien vont utiliser le transport scolaire. »

Dans certains établissements où il n’y a aucun local vacant, comme à l’école Leventoux à Baie-Comeau, il est fort possible que la diminution des groupes à 15 élèves oblige l’utilisation de classes à la polyvalente des Baies, située tout près et vide puisque les étudiants n’y retourneront qu’à la fin août.

Par contre, dans d’autres écoles où l’espace est restreint, la réorganisation risque d’être beaucoup plus difficile si la polyvalente la plus près est située à 15 ou 20 km de distance, fait remarquer M. Ouellet.

« Si on n’est pas prêt à faire feu à 100 % le 11 mai, on commencera par les écoles où c’est plus facile. »

Des professeurs motivés

Plusieurs enseignants ont hâte de reprendre le collier et de retrouver leurs élèves, selon le directeur général. Il ajoute que des professeurs du secondaire ont même levé la main pour donner un coup de main à leurs collègues du primaire.

« Notre priorité, c’est la réussite éducative des enfants qui nous sont confiés. J’ai promis qu’on va essayer de respecter les échéanciers qu’on nous a donnés, mais dans le respect de la santé et de la sécurité des enfants et du personnel », a conclu M. Ouellet, en soulignant que des stocks de masques, de gants et de désinfectant à main seront bientôt livrés dans les écoles.

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