Entre 50 et 75 % des élèves retournent en classe, selon les écoles

Par Charlotte Paquet 6:00 AM - 05 mai 2020
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Des classes de la polyvalente des Baies (photo) seront occupées par les jeunes des écoles Boisvert et Leventoux.

Le retour en classe au primaire s’effectuera dans quelques jours sur une base volontaire. D’après les données que la Commission scolaire de l’Estuaire (CSE) détenait en début de journée lundi, ce retour touchera de 50 à 75 % des élèves, selon les écoles.

Rappelons que les parents avaient jusqu’en fin de journée lundi pour confirmer leur choix de retourner ou non leurs enfants à l’école. Les pourcentages pourraient donc avoir changé quelque peu après la tombée du journal Le Manic.

La réorganisation se poursuit à la commission scolaire. Il est d’ores et déjà assuré que des groupes devront être scindés pour respecter la distanciation physique de deux mètres en classe et un maximum de 15 élèves. Comme le souligne le directeur général de la CSE, Alain Ouellet, parfois, selon les dimensions des classes, la limite passera à 12.

Dans le secteur Marquette, tant à l’école Leventoux qu’à l’école Boisvert, il est déjà confirmé que les élèves de 6e année, et possiblement d’autres niveaux dans le cas de la première, poursuivront leur année scolaire dans des classes de la polyvalente des Baies afin de libérer des locaux pour accueillir les nouveaux groupes qui seront créés chez les plus jeunes dans la foulée des règles à respecter.

Dans le secteur Mingan, la division de certains groupes ne nécessitera pas l’intégration de jeunes à l’école secondaire Serge-Bouchard puisque les quatre écoles du secteur ont suffisamment d’espaces vacants pour faire face à la musique.

Même chose en Haute-Côte-Nord. Les écoles où des groupes pourraient devoir être scindés ont la capacité d’utiliser d’autres locaux.

Personnel enseignant

M. Ouellet devra composer avec l’absence d’environ 35 des 250 enseignants au primaire, que ce soit parce qu’une femme est enceinte, qu’une personne est immunosupprimée ou encore qu’elle est âgée de 60 ans et plus.

De plus, il y a tous les enseignants à trouver en raison des groupes à scinder. Même en utilisant tous les professeurs de spécialités, comme musique ou éducation physique, et en les réaffectant à des groupes, « il y a encore un manque de 35 enseignants », explique le directeur général.

Une quinzaine de professeurs du secondaire se sont portés volontaires pour pourvoir des postes vacants. Il en manque donc encore une vingtaine en prévision de lundi prochain. S’il n’y en a pas plus qui lèvent la main cette semaine, la commission scolaire puisera dans sa banque de suppléants légalement qualifiés et sollicitera des étudiants au baccalauréat en enseignement.

« Le défi, ce sera en cours de route si des gens tombent au combat, s’ils ont des symptômes », précise Alain Ouellet, en faisant référence aux semaines qui restent d’ici la fin de l’année scolaire.

Matériel de protection

La CSE a fait l’achat de masques, de gants, de visières, de blouses et de désinfectant à main.

« On a été prévoyants. On a prévu plus qu’on en demandait pour être prêts à répondre à cette demande-là. On ne sait pas encore si on aura à fournir des masques, des visières et autres. Si jamais la directive est de fournir du matériel, on en aura », indique celui qui souligne qu’une commande de 10 000 masques est attendue d’ici les prochains jours.

Au moment d’écrire ces lignes lundi avant-midi, la seule obligation de la CSE était de fournir le désinfectant. Cependant, quelques heures plus tard, Québec annonçait finalement qu’il fournira des masques aux enseignants qui en réclameront, alors qu’à la fin de la semaine dernière, il n’en était aucunement question.

Enfin, par rapport aux écoles secondaires qui demeurent fermées, M. Ouellet mentionne que les enseignants ont l’obligation de livrer leur prestation de travail de 32 heures par semaine, que ce soit à distance ou dans les établissements.

« Il faut que les 32 heures soient faites. Les écoles demeurent fermées, mais il y a quand même des suivis qui doivent être faits aux élèves », a conclu le directeur général.

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