Prise 2 pour les nouveaux pouvoirs de l’escouade COVID-19 à Baie-Comeau

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Par Charlotte Paquet
Prise 2 pour les nouveaux pouvoirs de l’escouade COVID-19 à Baie-Comeau
Le maire de Baie-Comeau, Yves Montigny, a insisté sur le fait que les nouvelles modifications projetées au règlement sur la paix, le bon ordre et la sécurité publique excluent toute visite dans des propriétés privées.

Prise 2 pour les élus de Baie-Comeau qui viennent d’adopter un deuxième avis de motion en quelques semaines concernant une modification au règlement sur la paix, le bon ordre et la sécurité publique dans un contexte de pandémie de coronavirus.

Réunis en séance extraordinaire virtuelle le lundi 11 mai, les membres du conseil municipal ont d’abord rejeté une résolution adoptée le 20 avril pour modifier le règlement. Elle élargissait les pouvoirs de l’escouade COVID-19 jusqu’à permettre au préventionniste du service des incendies et au préposé aux stationnements, deux employés municipaux, ainsi qu’aux policiers de la Sûreté du Québec d’effectuer des visites à l’intérieur de propriétés privées pour vérifier le respect des consignes de sécurité et donner des constats d’infraction au besoin.

Or, devant le tollé suscité au sein de la population, le maire Yves Montigny avait utilisé son droit de veto deux jours plus tard pour s’opposer aux modifications du règlement avant qu’elles n’entrent en vigueur. « Nous avons entendu les critiques », a-t-il confié ce soir.

Le nouveau projet de règlement, qui devrait être entériné à la séance régulière du conseil du 18 mai, limite le champ d’action des patrouilleurs aux places publiques extérieures, comme le parc des Pionniers. « Il n’est plus question de travailler dans un espace privé », a insisté M. Montigny.

Donc, des gens attroupés à moins de deux mètres de distanciation les uns des autres, et sans couvre-visage ou visière contrairement à l’une des principales consignes de la santé publique, pourraient recevoir un avertissement dans un premier temps. Par la suite, dans le cas d’un refus d’obtempérer ou d’une récidive, les patrouilleurs et les policiers pourraient remettre des constats d’infraction pouvant varier de 300 $ à 1000 $.

Essentiel d’écouter

Le maire a reconnu que pour le moment, la Manicouagan et toute la Côte-Nord s’en sortent quand même bien en temps de pandémie, mais a bien précisé que la bataille contre la COVID-19 est loin d’être terminée.

« Avec le plan de déconfinement mis en place par le gouvernement, on ne sait pas ce qui pourrait arriver. Il est vraiment essentiel d’écouter les consignes de la santé publique du Québec et de respecter la distance de deux mètres. »

Par ailleurs, M. Montigny a abordé la question de la réouverture de la Côte-Nord prévue le 18 mai en soulignant que, tout comme plusieurs citoyens, le conseil municipal est inquiet face à la situation de la transmission du virus et des décès dans la région de Montréal et suit la situation de très près.

Le maire a cependant rappelé qu’il n’a pas le pouvoir d’installer ou de retirer les barrières qui contrôlent les accès à la région. « On ne peut pas se placer sous une cloche de verre jusqu’à ce qu’à un vaccin », a-t-il répété, en soulignant s’en remettre aux autorités de santé publique.

 

 

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JIM

TOUTE QUN MAIRE , REFLÉCHI UN PEU MON HOMME PRENDS EXEMPLE SUR LA SUÈDE PIS SLAQUE LEIGA