Ça fait du bien!

Par Charlotte Paquet 8:30 AM - 14 mai 2020
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Ça y est! C’est parti! Et à la grâce de Dieu pourrait-on se dire avec le déconfinement progressif du Québec et le retour à une vie plus normale qui s’approche. Dans mon livre à moi, ça fait du bien. Un grand bien tout plein d’espoir.

Oui, il y a l’inconnu. Oui, il y a un gouvernement qui fait deux pas devant, un autre derrière et parfois un troisième de côté avec ses directives tantôt contraignantes et tantôt permissives. Les exemples se multiplient et ces valses-hésitations ont de quoi inquiéter, c’est vrai.

Avant que nous reprenions tous une vie normale, notre vie d’avant-pandémie de COVID-19, il faudra qu’un vaccin émane des laboratoires des microbiologistes. Mais pour y parvenir, bien du temps sera nécessaire. De 18 à 24 mois, selon les spécialistes.

Or, les gens et les entreprises ne peuvent pas demeurer sur pause pendant tout ce temps. La Côte-Nord ne peut pas rester fermée aux autres et se fermer elle-même aux autres. Même si c’est pour limiter la propagation de ce coronavirus tellement contagieux… tellement inconnu.

Il faut que la roue se remette à tourner pour tous, mais dans le respect des consignes de santé publique. Et là, on revient principalement à cette fameuse distanciation physique de deux mètres, au port du couvre-visage quand ce n’est pas possible de la respecter et à ce minutieux lavage des mains dont on nous rabat constamment les oreilles.

Ne pas repartir la machine de l’économie et de la vie sociale, même avec les quelques contraintes imposées, ouvrirait la porte à d’autres problèmes.

Vivre avec

Comme d’autres, je suis d’avis qu’il faut apprendre à vivre avec le coronavirus. À vivre, certes, avec la crainte d’être contaminé et de contaminer notre entourage, mais en faisant tout pour ne pas que ça arrive. Personne n’est à l’abri.

C’est vrai que je ne suis pas médecin. Je ne travaille pas dans un hôpital ou un centre d’hébergement et de soins de longue durée. Je n’habite pas Montréal et ses environs où le virus cause tant de ravages. Si tel était le cas, peut-être aurais-je une autre opinion. Peut-être pas non plus.

Je persiste à dire qu’il faut apprendre à vivre avec le spectre de la COVID-19. Comme on a appris à vivre avec d’autres maladies qui tuent.

Parmi ces tueuses, le cancer arrivait toujours au sommet au début de mai. Depuis le début de la pandémie, le cancer continuait alors d’occuper la pôle position des causes de décès au Québec, tandis que le virus prenait le deuxième rang, comme l’a rapporté le Journal de Québec dans son édition du 2 mai. À ce moment-là, il était question de 400 vies volées par le cancer et 294 par la COVID-19 chaque semaine.

Oui, le déconfinement graduel chez nous et ailleurs, gage d’un retour à une vie la plus normale possible dans les circonstances, ça fait du bien. Et je le répète : un grand bien tout plein d’espoir!

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