COVID-19 : les contacts physiques reprennent à la DPJ

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Par Charlotte Paquet
COVID-19 : les contacts physiques reprennent à la DPJ
Marlene Gallagher, directrice de la protection de la jeunesse, confirme la reprise des contacts entre les jeunes hébergés par la DPJ et leurs familles naturelles, mais dans le respect de nouveaux critères à respecter en raison de la crise sanitaire. Photo courtoisie

Après une interruption de presque deux mois en raison de la COVID-19, les contacts physiques sont repris depuis  une semaine entre les enfants hébergés en famille d’accueil ou en centre de réadaptation et leurs parents naturels.

On se souviendra que pour limiter la propagation du coronavirus, le gouvernement a adopté à la mi-mars un décret suspendant les contacts physiques.

Le retour à la normale s’effectue, mais avec quelques critères à respecter en raison de la crise sanitaire. Les conditions de santé de l’enfant, de la famille d’accueil et des parents sont prises en conséquence.

« Là, on est à pied d’œuvre pour être capable d’analyser toutes les situations », souligne Marlène Gallagher, directrice de la protection de la jeunesse au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord.

Dans l’éventualité où la famille d’accueil serait âgée de plus de 70 ans et avec une santé précaire, l’organisation des contacts se ferait de façon différente. « Soit à nos bureaux où on a tout ce qu’il faut pour désinfecter et on a des masques », explique Mme Gallagher.

Près de 280 jeunes sont hébergés dans les ressources du CISSS, dont plus de 200 en familles d’accueil et les autres en centre de réadaptation. Un certain nombre d’enfants sont aussi placés dans des familles d’accueil dans les communautés autochtones, mais le CISSS ne connaît pas le nombre.

La majorité des jeunes gardent des contacts de personne à personne avec leurs parents naturels, mais quand c’est possible de le faire, précise la directrice. « Quand c’est dans l’intérêt de l’enfant. C’est l’enfant qui nous guide. Ce n’est pas le désir des parents qui nous guide », souligne-t-elle.

S’organiser

De la mi-mars jusqu’à tout récemment, le personnel de la DPJ a mis en place des mesures pour contourner l’absence de contacts physiques.

Ainsi, la fréquence des appels téléphoniques entre les jeunes et leurs parents naturels a été augmentée. Il y a eu aussi recours à Messenger et Facetime pour leur permettre de se voir.

Parfois, quand les parents n’étaient pas équipés en conséquence, les échanges vidéo étaient effectués dans les locaux de la DPJ. « On s’est équipés pour maintenir ces contacts visuels. On a tout mis en place assez rapidement », indique Marlène Gallagher en conclusion.

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