Graphite : Mason réitère son intérêt pour Baie-Comeau

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Par Steeve Paradis
Graphite : Mason réitère son intérêt pour Baie-Comeau
Mason Graphite a profité de ce point de presse virtuel pour dévoiler sa nouvelle image visuelle. Image courtoisie Mason

Même si elle a annoncé en avril que son projet de construction d’un concentrateur de graphite et l’érection d’une mine dans la région de Baie-Comeau était reporté jusqu’à nouvel ordre, la direction de Mason Graphite assure qu’elle croit toujours au projet de Baie-Comeau.

L’entreprise a profité de la tenue d’une rencontre du comité de suivi du projet lundi pour donner, en soirée, une rencontre sur vidéo afin de rappeler aux citoyens intéressés par le dossier les derniers développements dans ce projet.

Le vice-président exécutif aux opérations de la compagnie, Jean L’Heureux, a d’abord rappelé que la surabondance de graphite naturel sur le marché a entraîné des prix très bas, rendant ainsi difficilement justifiable dans ces conditions un investissement de 258 M$.

M. L’Heureux a voulu se faire rassurant pour les gens de la Manicouagan, comme il l’avait fait en entrevue avec Le Manic en avril, assurant que Mason croyait toujours au projet, que l’entreprise ne cherche pas à le vendre, que les équipements spécialisés déjà acquis ne sont pas à vendre et que les ententes conclues demeurent en vigueur, dont celle de répercussions et avantages avec le Conseil des Innus de Pessamit. « On a trop investi dans ce projet pour repartir en neuf ailleurs », a-t-il ajouté.

Bon temps pour la valeur ajoutée

Si les conditions du marché du graphite sont défavorables aux projets de première transformation, elles sont en contrepartie propices pour ceux de seconde transformation et c’est la voie choisie à court terme par Mason.

L’entreprise dispose d’une usine pilote pour produire du graphite sphérique, fort en demande pour la conception des batteries lithium-ion utilisées dans les véhicules électriques, achetant sur le marché le graphite naturel à bas prix avant de le transformer. Les résultats initiaux sont très prometteurs, a soutenu Jean L’Heureux.

Quand le prix du graphite remontera, et les dirigeants de l’entreprise assurent que c’est inévitable, les conditions se présenteront alors pour démarrer la mine du lac Guéret et lancer la construction du concentrateur. Mason tient à être une compagnie intégrée, de l’extraction au produit fini, a affirmé le vice-président aux opérations.

Pour ce qui est de la construction de la future usine de seconde transformation, Baie-Comeau fait partie des sites potentiels, mais il n’y a rien d’assuré, a prévenu M. L’Heureux. À première vue, les problèmes de logistique pourraient être trop grands, mais le dirigeant soutient que le maximum sera fait pour aplanir ces problèmes.

Le comité de suivi du projet, qui réunit notamment des citoyens du milieu, s’est interrogé sur sa raison d’être après la décision de Mason de reporter la première transformation, et aussi en raison des consignes dues à la crise sanitaire. Mais il a décidé malgré tout de poursuivre sa route, a indiqué son président, Jean-Pierre Barry.

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