Taquiner le bar rayé de Forestville à Blanc-Sablon

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Par Johannie Gaudreault
Taquiner le bar rayé de Forestville à Blanc-Sablon
Il est possible de pêcher le bar rayé de Forestville à Blanc-Sablon depuis le 15 juin. Courtoisie MFFP

Depuis le 15 juin, il est possible de taquiner le bar rayé dans la portion de la zone de pêche 21, située à l’est d’une ligne reliant Forestville (à la hauteur de l’île Patte de lièvre) à Rimouski, selon les mêmes modalités que l’an dernier.

Un maximum de trois hameçons simples sur une même ligne peut être utilisé, seuls des leurres artificiels peuvent être employés (les appâts naturels sont interdits) et la limite de prise quotidienne et de possession se situe à trois bars rayés, dont la longueur totale est comprise entre 50 et 65 cm, inclusivement.

Cette activité risque de continuer à attirer son lot d’amateurs puisque, cette année encore, pêcher directement sur les rives du Saint-Laurent ne nécessite aucun permis.

Rappelons que les bars rayés établis au Québec appartiennent à deux populations distinctes, soit celle du sud du golfe du Saint-Laurent (originaire du Nouveau-Brunswick), qui a connu une importante expansion démographique, et celle du fleuve Saint-Laurent, actuellement protégée par la Loi sur les espèces en péril du gouvernement du Canada.

Comme ceux pataugeant à l’ouest de Forestville proviennent des deux espèces (et non pas seulement de celle du golfe du Saint-Laurent), le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) n’autorise pas la pêche au bar rayé dans les autres secteurs de la Haute-Côte-Nord.

« La population de bar rayé du fleuve Saint-Laurent a disparu vers la fin des années 1960. Elle a fait l’objet d’un programme de réintroduction à partir de 2002 et est aujourd’hui considérée comme en voie de rétablissement. Toutefois, cette population possède depuis 2019 le statut d’espèce en voie de disparition, ce qui en interdit formellement l’exploitation », peut-on lire dans un communiqué de presse du MFFP, publié en 2018.

Jusqu’en 2016, la présence du bar rayé sur la Côte-Nord était anecdotique. L’été 2017 s’est avéré exceptionnel, de nombreuses mentions ayant été rapportées de Tadoussac jusqu’à Blanc-Sablon. « En 2018, les bars rayés ont été beaucoup moins observés sur la Côte-Nord comparativement à 2017 », affirme le MFFP.

Selon les scientifiques de Pêches et Océans Canada, la population de bars rayés du sud du golfe du Saint-Laurent comptait 314 000 reproducteurs en 2019, soit sensiblement la même qu’en 2018. En 1990, 30 ans plus tôt, on ne comptait plus que 5 000 reproducteurs. La population s’est rétablie peu à peu vers la fin des années 2010 pour atteindre près de 1 million de reproducteurs en 2017.

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