Une expérience unique pour Cindy Miller en Gaspésie

Photo de Charlotte Paquet
Par Charlotte Paquet
Une expérience unique pour Cindy Miller en Gaspésie
La coureuse Cindy Miller a de quoi être fière, elle qui a franchi 53 km en sentiers dans le secteur de Percé lors de l’Ultra trail Gaspesia 100 à relais - Spécial COVID. Photos courtoisie

Cindy Miller est de retour à la maison, mais son esprit, lui, continue de vagabonder sur le magnifique parcours de l’Ultra trail Gaspesia 100 à relais – Spécial COVID, qu’elle a eu la chance de découvrir les 20 et 21 juin. Une chance qu’elle s’est empressée de saisir, tout comme 29 autres coureurs provenant de partout au Québec.

« C’était vraiment super », lance, emballée, la coureuse et marathonienne qui, en matière de courses en sentier, n’avait dans son baluchon d’expérience que la distance de 10 km au Trail du Boisé. Bien loin des 160 km en 30 heures à relais de l’épreuve gaspésienne.

Le départ a été donné sur la plage des Pêcheurs à Percé le 20 juin à 5 h. Ce sont les pieds dans l’eau que les coureurs se sont élancés à l’assaut des premiers kilomètres, au grand étonnement de la seule Nord-Côtière sur place. « Je me suis dit dans quoi je me suis embarquée. J’avais peur d’avoir froid, mais l’eau était chaude. »

Cindy Miller revient ravie de son premier ultra trail, un type de compétition qui, par définition, couvre une distance supérieure aux 42,2 km d’un marathon. « J’ai tout aimé, comme les beaux paysages, marcher sur les galets. On dirait que j’étais dans un autre monde », raconte-t-elle, en notant au passage la richesse des rencontres avec les autres participants et des conseils des pros, notamment pour les descentes.

« Tout a été le fun. Je n’ai pas eu de douleurs, je n’ai pas tombée. J’ai respecté ma limite », assure celle qui, à sa grande fierté, aura finalement franchi l’impressionnante distance de 53 km répartis sur les quatre segments qu’elle avait choisis.

« Avoir réalisé un 53 km de trail. Ayoye, qui l’aurait cru. J’en reviens toujours pas… Nous nous mettons souvent des barrières sans même essayer. Ce défi m’a permis de réaliser que tout est possible et que nous pouvons réaliser nos rêves. Il s’agit d’y croire et de respecter nos limites », avait-elle d’ailleurs écrit sur sa page Facebook après son exploit.

Annulé au départ

L’Ultra trail de la Gaspésie en était à sa cinquième édition en 2020, une édition marquée par la COVID-19. Les 160 km de l’épreuve sur 30 heures, ce qui correspond à la distance ultime de l’événement. Les participants peuvent cependant choisir divers tronçons. Tous doivent cependant courir les quatre premiers et les quatre derniers kilomètres ensemble, souligne Cindy Miller,

Dans les premiers jours de juin, rien ne laissait pourtant présager que l’événement aurait lieu. Il avait en effet été annulé dès le début avril en raison de la pandémie, laissant en plan le millier de coureurs qui y était attendu.

Mais c’était sans compter la détermination du directeur de course, Jean-François Tapp, qui, pour garder la motivation des coureurs en cette période d’annulations de courses, avait lancé le défi virtuel Gaspesia 100 Näak, tenu du 23 mai au 21 juin et couvrant une distance de 160 km sur 30 jours, plutôt que 30 heures, soit l’équivalent de 40 km de course par semaine.

Selon la Baie-Comoise, l’homme espérait rejoindre quelques centaines d’adeptes, mais finalement 3 200 auront répondu à son appel à travers le monde, dont elle évidemment. Environ la moitié des gens ont relevé avec brio le défi.

Alors que le défi virtuel battait son plein, un courriel a été envoyé aux participants afin de vérifier leur intérêt à prendre part à l’Ultra trail sur place en Gaspésie, mais avec un nombre limité de 30 participants. Ça, c’était deux semaines avant le signal du départ à Percé.

À son grand bonheur, la coureuse de Baie-Comeau a été sélectionnée pour faire partie du groupe des 30 chanceux.

Partager cet article

Laissez un commentaire

avatar
  S'abonner  
Me notifier des