Les églises rouvrent au compte-gouttes

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Par Charlotte Paquet
Les églises rouvrent au compte-gouttes
Plusieurs mesures ont été prises afin d’assurer la distanciation physique de deux mètres entre les fidèles. On aperçoit ici l’intérieur de l’église de Chute-aux-Outardes. Photo courtoisie

Les églises du Québec ont le feu vert de la santé publique pour rouvrir leurs portes depuis le 22 juin, mais parmi les 55 paroisses du diocèse de Baie-Comeau, toutes n’accueillent pas à nouveau leurs fidèles, loin de là.

Dans la Manicouagan, des célébrations ont été tenues les 27 et 28 juin dans les paroisses de Chute-aux-Outardes, de Pointe-aux-Outardes et de Pessamit. Ragueneau s’est ajoutée dimanche dernier. À Pointe-Lebel et à l’église Saint-Nom-de-Mari à Baie-Comeau, les activités doivent reprendre le dimanche 12 juillet. Ce serait la même chose à la cathédrale Saint-Jean-Eudes.

La réouverture des lieux de culte est laissée à la discrétion des communautés. « On a vraiment laissé les paroisses libres d’ouvrir quand elles veulent », souligne Christine Desbiens, responsable des communications au diocèse.

Ce souci de laisser le libre choix explique d’ailleurs que les dates de réouverture des églises ne soient pas publiées sur le site Internet du diocèse. « On ne veut pas mettre de pression », explique-t-elle.

Quand une église ouvre, le mot se passe dans une communauté et les personnes habituées à participer aux célébrations seront inévitablement mises au courant, assure la porte-parole.

Toutes les mesures sanitaires imposées par la santé publique représentent un grand défi pour les paroisses, ce qui peut expliquer que certaines églises demeurent fermées.

Il y a un coût à assumer, notamment pour les produits de désinfection, mais aussi des bénévoles à trouver afin d’assurer que tout se passe dans l’ordre.

La distanciation de deux mètres et le rassemblement d’au plus 50 personnes représentent d’autres contraintes à respecter. « Il y a des églises en Minganie qui ont décidé d’attendre qu’il n’y ait plus de limite de 50 personnes », raconte Mme Desbiens.

Pour composer avec les restrictions au chapitre des rassemblements, à Port-Cartier, l’abbé Jérôme Thibeault a décidé pour sa part de célébrer davantage de messes.

Les trois églises où l’abbé Jimmy Delalin exerce son ministère ont rouvert leurs portes. Il s’agit de celles de Pointe-aux-Outardes, de Chute-aux-Outardes et de Fermont.

Le temps de mettre des équipes sanitaires en place, notamment grâce au bénévolat de membres des Chevaliers de Colomb, et le prêtre était prêt à reprendre les célébrations.

« Dans la grande église de Chute-aux-Outardes, j’ai condamné deux parties, car les 50 (fidèles) tiennent dans l’allée centrale », a-t-il expliqué. Parmi les nombreuses mesures appliquées, il y a l’absence de contact avec la porte pour entrer ou sortir du lieu de culte, la désinfection des mains et le recours à des placiers pour accompagner les gens à leur banc.

« Il n’y a pas de chorale pour éviter la projection de gouttelettes et les derniers (arrivés dans l’église) partent les premiers. Ça se fait bien, mais c’est toute une organisation », reconnaît l’abbé Delalin.

À Pointe-aux-Outardes, où l’église est très petite, un maximum de 30 personnes peuvent être accueillies afin de respecter la distanciation physique de deux mètres.

Par ailleurs, les célébrations de funérailles ont repris Même si « les salons funéraires sont engorgés », le curé précise qu’il est impensable de tenir plus d’une ou deux funérailles par jour puisqu’il faut tout désinfecter après chacune.
Fait à noter, les 20 ans d’ordination de l’abbé Delalin ont été soulignés le 25 juin, à l’église de Chute-aux-Outardes, lors d’une célébration présidée par Mgr Jean-Pierre Blais.

Des rénovations

À la paroisse La Nativité-de-Jésus, on met ces jours-ci la touche finale pour le retour des fidèles à l’intérieur de l’église Saint-Nom-de-Marie, après d’imposants travaux de rénovation déjà prévus avant la pandémie et pour lesquels un contrat avait été octroyé. Des investissements de 200 000 $ ont été consentis pour le remplacement de l’éclairage et la réparation de la toiture, qui en avait grand besoin.

Le président de l’assemblée de fabrique, Alain Jourdain, compte diviser l’intérieur en trois sections et ne conserver que la partie centrale pour les célébrations dominicales et les funérailles. S’il y a des baptêmes, ils se dérouleront dans un secteur latéral.

Une panoplie de mesures seront prises pour se conformer aux directives, notamment de restreindre à 50 personnes, en incluant le curé, le nombre de personnes accueillies. Avant le confinement, autour de 150 fidèles assistaient aux célébrations. « On a une bonne communauté qui est participante », a admis M. Jourdain. Dorénavant, ce sera premier arrivé premier servi.

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Diane Motin
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Diane Motin

Fuunéraille pasdebon sens 50 personnes tandis que les restaurants etbars sont ouverts .au moins 150 personnes ppur les funérailles quands des familles sont beaucoip