Intercar prépare son retour sur les routes

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Par Steeve Paradis
Intercar prépare son retour sur les routes
Intercar étudie le programme d’aide du gouvernement pour savoir quand et comment il reprendra ses liaisons vers la Côte-Nord et Charlevoix.

Maintenant que Québec s’est commis et a proposé un programme d’aide aux transporteurs par autocar, plusieurs d’entre eux s’apprêtent à reprendre leur trajet, dont Intercar. Les destinations nord-côtières et charlevoisiennes desservies par l’entreprise ne seront toutefois pas les premières à reprendre.

Le ministre des Transports, François Bonnardel, et son collègue aux Finances, Éric Girard, ont annoncé en début de semaine une somme de 8,2 M$ pour aider à la reprise des services de transport interurbain pour les trois prochains mois.

« On est contents du travail fait dans ce dossier par les ministres et les fonctionnaires », a réagi le président d’Intercar, Hugo Gilbert. « On étudie maintenant le programme pour voir comment l’aide peut s’appliquer chez nous. »

Le programme se décline en deux volets, soit le soutien à la relance des liaisons principales identifiées par les transporteurs comme présentant l’achalandage le plus élevé et ayant le plus fort potentiel de rentabilité et d’interconnexions, ainsi que le maintien des ressources nécessaires à la reprise des liaisons secondaires, celles reliant majoritairement des régions rurales et présentant un faible achalandage.

Au lendemain du dévoilement du programme, Intercar a annoncé qu’elle reprenait sa principale liaison, celle entre Saguenay et Québec, au plus tard le 27 juillet, « et la Côte-Nord devrait suivre rapidement », d’indiquer M. Gilbert. Le calendrier de reprise du service dans les autres liaisons du transporteur devrait être publié la semaine prochaine.

On veut plus que 14

Pour l’instant, dans les normes édictées par la santé publique pour la reprise du service, on limite le nombre de passagers à 14 alors qu’un autocar standard peut en accueillir quatre fois plus, soit 56.

« À 14 passagers, je ne vois pas comment on pourrait arriver à faire quelque chose qui a du bon sens pour nous, malgré le programme d’aide. On veut quand même pouvoir offrir un service qui sera le moindrement rentable », a fait valoir le président.

Ce dernier espère donc que Québec acceptera le train de mesures sanitaires proposé par la Fédération des transporteurs par autobus. Selon Hugo Gilbert, cette proposition permettrait de faire passer le nombre de personnes à bord entre 24 et 30, des chiffres évidemment plus intéressants pour les transporteurs.

Mais quel que soit le nombre de passagers, certaines normes sont là pour rester. Ainsi, tous les passagers devront porter un masque ou un couvre-visage et les autocars seront désinfectés après chaque voyage.

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