Feux de forêt : similaires en nombre, mais beaucoup moins dévastateurs

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Par Charlotte Paquet
Feux de forêt : similaires en nombre, mais beaucoup moins dévastateurs
Plus vite un incendie de forêt est rapporté et plus grandes sont les chances de limiter la superficie atteinte, rappelle Isabelle Gariépy, agente à la prévention et aux communications. Photo SOPFEU

Après un début de saison très intense marqué par de nombreux feux de forêt sur la Côte-Nord, la situation se stabilise. Selon le bilan de mi-saison, le nombre d’incendies se situe dans la moyenne des 10 dernières années tandis que les superficies brûlées connaissent une chute draconienne.

En date du 28 juillet, la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) rapportait 50 incendies en sol nord-côtier, soit à peine trois de moins que la moyenne de 2010 à 2019.

Par contre, avec 275 hectares de forêt consumés, la région est, pourrait-on dire, à des années-lumière de la superficie atteinte pendant la même période, soit 3 941 hectares.

Agente à la prévention et aux communications, Isabelle Gariépy explique l’énorme écart de forêt brûlée principalement par les grands feux de Baie-Johan-Beetz en 2013 et de Labrieville en 2018.

Aussi, ce qui a aidé à limiter les dommages jusqu’à présent en 2020, c’est « qu’on a eu des incendies qui ont été rapportés rapidement, car de cause humaine », poursuit-elle. Plus vite la SOPFEU est alertée et plus vite le combat commence.

« La mission de la SOPFEU, c’est toujours d’intervenir dans l’heure où l’incendie est rapporté, mais il faut que l’incendie soit rapporté », souligne Mme Gariépy. Dans cette mission, il y a aussi de tout faire pour maîtriser un brasier avant qu’il n’atteigne trois hectares.

Fait à noter, le bilan de mi-saison sur la Côte-Nord démontre également que 28 des 50 incendies ont été causés par la foudre et 16 des 22 autres par des feux de camp et des brûlages de rebuts.

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