Une saison du tonnerre pour les campings

Par Charlotte Paquet 6:00 AM - 03 août 2020
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Les campings de la Manicouagan remplissent allègrement leur carnet de réservations en vue de la prochaine saison. On aperçoit ici l’accueil du Camping Boréal à Baie-Comeau.

Les campings connaissent une saison du tonnerre dans la Manicouagan. L’affluence touristique se répercute directement sur leur taux d’occupation et ils affichent complet plus souvent qu’à leur tour.

« On refuse du monde, c’est incroyable. Moi, ça fait huit ans que je suis ici et je n’ai jamais vu ça comme ça », lance Jacinthe Migneault, au Camping Boréal à Baie-Comeau. Avant de pouvoir espérer davantage de disponibilité, il faudra attendre la dernière semaine d’août.

L’augmentation se remarque particulièrement chez les campeurs en tente. L’accessibilité au bloc sanitaire l’explique, selon Mme Migneault. Il faut rappeler qu’en raison de la pandémie de COVID-19, plusieurs campings ont décidé de garder fermées leurs toilettes et leurs douches. Par le fait même, les propriétaires de tentes et de tentes-roulottes sont refusés.

« C’est plein à craquer. Le monde ne sait plus où aller. C’est fou, c’est débile comment les gens se cherchent de la place. C’est comme s’il n’y avait pas assez de campings », laisse tomber la porte-parole. Les personnes qui se présentent sans réservation et qui n’ont pas de place, Mme Migneault les dirige vers les autres campings de la région en leur fournissant les numéros de téléphone.

Ailleurs

Au Camping Parc de la rive à Pointe-aux-Outardes, Marie-Christine Morin rapporte aussi une bonne augmentation de l’achalandage cette année, comparativement à 2019.

« C’est complet, oui, surtout les fins de semaine. La semaine, c’est  aussi plus achalandé que l’an passé », souligne-t-elle. Autre observation intéressante,  les touristes prolongent la durée de leur séjour au camping cette saison, selon Mme Morin.

Le Camping Manic-2 connaît aussi une belle saison, quoique la fermeture de son bloc sanitaire se ressent tout de même. « C’est sûr que les tentes, on ne les a pas cette année. Pour les roulottes, ça va bien », assure France Bérubé.

Le site affiche souvent complet les fins de semaine. La réponse des touristes apporte un grand soulagement. « On avait peur au début de la saison sur ce qui allait se passer, mais le monde voyage quand même », poursuit Mme Bérubé. Elle a l’impression qu’après le confinement du printemps, les gens ont besoin de sortir.

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