Le comité de relance de la papetière ne chôme pas

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Par Charlotte Paquet
Le comité de relance de la papetière ne chôme pas
Sur cette photo prise lors de la première rencontre du comité de relance, Steeve Belzile et Christian Gagnon, présidents des deux sections locales du syndicat Unifor, entourent le député Martin Ouellet, le président du comité et préfet de la MRC de Manicouagan, Marcel Furlong, le représentant régional d’Unifor, Martin Dugas, et le maire Yves Montigny. Photo courtoisie

Le comité de relance de la papetière de Baie-Comeau poursuit son travail dans l’espoir d’une réouverture rapide de l’usine ou à tout le moins de la mise en place des conditions gagnantes pour assurer la reprise des opérations.

Une troisième rencontre en autant de semaines se déroulera ce jeudi 17 septembre. La création de ce comité présidé par Marcel Furlong, préfet de la MRC de Manicouagan, remonte au 2 septembre, soit la veille de la journée de manifestation à l’entrée de chemin de la Scierie pour les employés de la papetière de Produits forestiers Résolu (PFR), à l’arrêt depuis le 28 mars.

« On veut tout mettre en œuvre pour que ça rouvre rapidement ou si ce n’est pas rapidement, on ne veut pas que ça ferme. On veut que Résolu et le gouvernement mettent en place les conditions gagnantes pour que ça rouvre », a expliqué M. Furlong, qui travaille avec d’autres élus de la Manicouagan et des représentants syndicaux.

Selon lui, la composition du comité de relance pourrait être élargie puisque des démarches sont en cours afin que des représentants de PFR et du ministère de l’Économie et de l’Innovation en fassent partie.

Passer l’hiver

S’il fallait que la demande en papier journal ne reprenne pas et que l’usine de papier de Baie-Comeau demeure fermée pour encore plusieurs mois, des actions devront être prises afin de passer l’hiver en évitant la détérioration des équipements.

Certaines rumeurs ont circulé à propos de l’achat de chaufferettes électriques à cet effet. Questionné à ce sujet, Louis Bouchard, directeur principal, affaires publiques et relations gouvernementales chez PFR, a indiqué qu’aucune instruction en ce sens n’a été donnée par la haute direction. « C’est probablement juste du magasinage ou des scénarios au niveau local. C’est probablement des gens à Baie-Comeau qui ont regardé pour des options comme ça. »

M. Bouchard confirme cependant que si les opérations ne reprennent pas, « certainement qu’il faudra faire quelque chose » pour préserver les équipements.

Le porte-parole dit également ignorer si PFR invoquera le cas de force majeure, tout comme d’autres entreprises au Québec, pour se soustraire à la Loi sur les normes du travail, qui prévoit des indemnités versées aux employés mis à pied depuis plus de six mois.

Lors d’un point de presse vendredi, le député de René-Lévesque, Martin Ouellet, a mentionné que les indemnités représenteraient 12 semaines de salaire par travailleur puisque la papetière compte plus de 200 employés.

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