Le CISSS anticipe un déficit de 41,6 M$

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Par Charlotte Paquet
Le CISSS anticipe un déficit de 41,6 M$
Jean-Philippe Comtois est directeur des ressources financières au Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord. Photo CISSS (Photo : CISSS)

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord anticipe un déficit historique de 41,6 M$ à la fin de l’exercice 2020-2021. 

Il faut dire qu’en avril dernier, le CISSS a entamé l’exercice avec un déficit prévisible de 30 M$. Après deux trimestres, il se situe maintenant à 41,6 M$. L’écart s’explique principalement par la pandémie de COVID-19.

« Essentiellement, c’est une explosion de la main-d’œuvre indépendante cette année. Une grande hausse au niveau des heures de main-d’œuvre indépendante, mais aussi du taux qu’on paye cette main-d’œuvre indépendante là », souligne Jean-Philippe Comtois, directeur des ressources financières au CISSS.

La lutte à la COVID-19 a généré de grands besoins pour des travailleurs d’agences privées. Déjà importants au cours des dernières années, ces besoins est bondi de façon exponentielle. L’organisation des services en situation de pandémie, notamment pour les centres d’appel, les cliniques de dépistage et la désinfection, et le personnel en retrait préventif pour de motifs liés à santé et sécurité au travail expliquent la situation.

À pareille date en 2019-2020, le CISSS s’enlignait sur un déficit de 32 M$, précise Jean-Philippe Comtois. Une aide financière récurrente obtenue du ministère de la Santé et des Services sociaux lui a cependant permis de limiter son manque à gagner à 15 M$.

Malgré les revenus additionnels consentis par Québec l’an passé, l’établissement anticipait déjà un déficit de 30 M$ dès le printemps 2020. Afin de favoriser l’équilibre budgétaire, des démarches sont en cours avec des représentants du ministère.

Le directeur des ressources financières est confiant. « On a une très belle collaboration avec le ministère. Il est très sensibilisé à la réalité des régions éloignées. Mais au-delà de recevoir de l’argent, on doit trouver des solutions communes sur la problématique de la main-d’œuvre indépendante. C’est ça qu’on travaille actuellement. Il faut arrêter cette hémorragie de main-d’œuvre indépendante qui est la raison de la croissance de notre déficit. ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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