Le Drakkar se prépare pour une nouvelle ère

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Par Steeve Paradis
Le Drakkar se prépare pour une nouvelle ère
Andrew Belchamber, acquis dans l’échange de Christopher Merisier-Ortiz, est l’un des jeunes loups à l’attaque acquis par Pierre Rioux. (Photo : André Émond, LHJMQ)

Le directeur général du Drakkar, Pierre Rioux, a conclu lundi midi une période de transactions fort mouvementée pour son équipe. Les derniers gros morceaux du club ont été échangés, au profit de jeunes prometteurs et d’une foule de bons choix au repêchage.

Faisons d’abord la nomenclature de tous ces mouvements. Nathan Légaré (Val-d’Or), Christopher Merisier-Ortiz (Blainville-Boisbriand), Alex Falardeau (Québec), Alex Arsenault (Rouyn-Noranda) et Ben Mercer (Moncton) ont changé d’adresse.

En ce qui concerne les choix au repêchage, Rioux a troqué des choix de 2e (Cap Breton) et de 4e tours (Shawinigan) de 2021, son choix de 12e ronde en 2022 ainsi que des sélections de 3e (Val-d’Or) et de 7e rondes en 2023.

En retour, le Drakkar compte désormais dans ses rangs les attaquants Justin Sullivan, Andrew Belchamber, Elliot Lavoie et Alex Labbé, ainsi que les défenseurs Dylan Schives et Jérémy Bérubé, sans oublier 10 nouveaux choix au repêchage.

De ces choix, il y en a deux en première ronde (Armada en 2021 et Foreurs en 2022), deux en deuxième ronde (Armada et Shawinigan en 2023), deux autres en troisième ronde (Chicoutimi en 2022 et Foreurs en 2023), deux en quatrième ronde (Foreurs en 2021 et Wildcats en 2022), son choix de sixième ronde en 2023 (que Québec a retourné pour Falardeau) et finalement, la sélection de 10e ronde des Huskies en 2022.

« Avec ces échanges, on a mis fin à une ère et on en repart une nouvelle. On voit la lumière au bout du tunnel », a confié le dg. « L’an dernier, on avait pris une stratégie qui n’a pas donné les résultats escomptés, en donnant notamment des deuxièmes chances à quelques joueurs. Cette année, on a refait le tour de la question. La plupart des équipes qui ont connu du succès ont fait grandir ensemble un groupe de jeunes. C’est la voie qu’on a prise. »

Dans cette optique, la décision de troquer Légaré pour reconstruire allait de soi. « On savait qu’on allait transiger Nathan, et qu’on allait écouter attentivement les offres pour Christopher », même si pour ce dernier, le Drakkar n’était pas obligé de bouger. Toutefois, l’offre de Blainville-Boisbriand (Belchamber, un premier choix et deux deuxièmes choix) était suffisamment alléchante pour aller de l’avant.

En faire plus que demandé

Le directeur général estime qu’il a mis la main sur des jeunes qui ont comme attitude « d’en faire plus qu’on leur en demande pour s’améliorer. On veut créer cette chimie de gars fiers d’être membres du Drakkar, tous ensemble. Les jeunes qu’on est allé chercher ont ce potentiel qu’on recherchait. Reste maintenant à les embarquer dans le moule. »

Avec cette banque de choix, Pierre Rioux a de la marge de manœuvre pour préparer le prochain repêchage. Comme le Drakkar ne devrait pas terminer bien haut dans le classement cette saison, son choix de première ronde sera probablement assez élevé.

« C’est sûr qu’on pourra repêcher un joueur qui va rentrer tout de suite dans l’alignement chez nous. Pour le reste, les deux options, soit repêcher ou s’en servir en échange, vont être étudiées. Ces choix seront recherchés et si on nous appelle pour nous offrir un joueur qui nous intéresse, on va écouter », a-t-il lancé.

En terminant, Rioux a toujours espoir de voir arriver un jour ses deux patineurs européens, Raivis Kristians Ansons et Valentin Demchenko. S’ils débarquent finalement à Baie-Comeau, le Drakkar aura nettement meilleure allure.

« Ils ont obtenu leurs papiers du provincial et le dossier est maintenant devant le fédéral. Il ne manque que la fameuse lettre d’intérêt national. Avec le retour de ces deux gars-là, tout le monde tombe dans sa bonne chaise », a conclu le directeur général.

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