Papetière : les premiers résultats de l’étude de conversion sont livrés

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Par Charlotte Paquet
Papetière : les premiers résultats de l’étude de conversion sont livrés
Cela fera bientôt un an qu’il n’y a plus de fumée qui s’échappe des cheminées de l’usine de papier journal de Baie-Comeau. Une étude de conversion est en cours pour trouver de nouveaux débouchés et la première phase vient d’être complétée.

Le comité de relance de la papetière de Baie-Comeau a désormais en main le rapport de la première phase d’une étude visant la conversion de la production. Avant d’enclencher les discussions avec Produits forestiers Résolu (PFR) pour passer à la deuxième phase, des ressources spécialisées du syndicat Unifor en analyseront le contenu.

L’usine de papier journal est fermée depuis le 28 mars 2020 dans la foulée de la pandémie de COVID-19, qui est venue exacerber une chute déjà importante de la demande depuis plusieurs années. Aucun indicateur ne permet d‘entrevoir sa réouverture à court terme pour le moment. Parmi ses 230 employés, plusieurs ont trouvé un emploi ailleurs depuis.

« Les gens du syndicat Unifor, semble-t-il, ont des compétences mises à leur disposition pour étudier le rapport. On veut aller chercher des commentaires sur les résultats de l’étude pour discuter (avec PFR), pour donner du poids davantage », a expliqué le président du comité de relance et préfet de la MRC de Manicouagan, Marcel Furlong.

« On veut s’assurer que le tout est pertinent. On veut voir si c’est réaliste », ajoute ce dernier, soulignant que personne n’est spécialiste en foresterie à l’intérieur du comité, dont font partie le maire de Baie-Comeau, Yves Montigny, le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Manicouagan, Antonio Hortas, et des représentants syndicaux de la papetière, entre autres.

Des produits ciblés

Réalisée par la firme AFRY, une entreprise d’ingénierie, de conception et de conseil de calibre mondial, la première phase de l’étude a permis de cibler quelques produits au potentiel intéressant de fabrication dans les installations baie-comoises. Évidemment, qui dit conversion dit investissements nécessaires, même si à ce stade-ci des démarches, difficile d’en prédire l’ampleur.

« Il y a quelques produits qui nous ont été proposés pour aller plus loin dans la recherche d’informations et de marchés. Ç’a l’air encourageant, mais ça dépend si Résolu va être prête à investir de l’argent. Le comité de relance, c’est pas nous qui va investir », fait remarquer Marcel Furlong.

Les gens du comité optent donc pour la prudence en obtenant un avis sur le contenu du rapport. « Pour convaincre et Résolu et le gouvernement (d’investir), il faut démontrer la crédibilité des recommandations qui nous ont été faites », conclut le président.

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