« On se demande tous ce que ça va prendre pour tomber en zone jaune » – Yves Montigny

Par Charlotte Paquet 11:22 AM - 04 mars 2021
Temps de lecture :

Des sentiments de déception et d’espoir à la fois émanent de la décision du gouvernement du Québec et des autorités nationales de la santé publique de garder la Côte-Nord en zone orange, mais tout en confirmant qu’une réflexion est en cours pour tendre vers le jaune.

En conférence de presse mercredi, le premier ministre François Legault a annoncé le passage au palier orange de plusieurs régions du Québec à compter du 8 mars, mais pas la transition en zone jaune de la Côte-Nord et de l’Est-du-Québec où, pourtant, la situation épidémiologique très enviable aurait dû le permettre, selon leurs élus.

« On se demande tous ce que ça va prendre pour tomber en zone jaune. Qu’est-ce qu’on doit faire de plus comme citoyens? », se questionne le maire de Baie-Comeau, Yves Montigny. Il ne manque pas de rappeler que près de 20 % de la population est vaccinée contre la COVID-19, dont les aînés de 80 ans et plus, et qu’il n’y avait que trois cas actifs mercredi et aucun nouveau cas depuis six jours à la grandeur de la Côte-Nord.

« J’ai comme l’impression qu’on fait tout ce qu’il faut, mais on baisse plus (dans les paliers d’alerte). On est à zéro, on ne peut pas faire plus que ça », martèle l’élu, visiblement dépassé.

Le député de René-Lévesque, Martin Ouellet, aurait également souhaité voir la région changer de couleur pour les mêmes raisons que le maire Montigny. Il est cependant d’avis que le gouvernement et la santé publique jouent de prudence.

« Tu vois qu’ils ont peur du nouveau variant, ils ont peur de déconfiner. Moi, je pense qu’ils se donnent du temps », fait-il remarquer, tout en rappelant que les effets possibles de la Semaine de relâche scolaire seront évalués de 7 et 14 jours plus tard.

Une note d’espoir

Les deux élus gardent cependant espoir dans les propos du directeur national de la Santé publique, le Dr Horacio Arruda, qui a admis, vers la fin de la conférence de presse, qu’une évaluation était en cours avec les directions régionales de santé publique de l’Est-du-Québec afin d’évaluer la pertinence de passer en zone jaune. Il a cependant précisé que le jaune à venir serait plus restrictif qu’en début d’automne 2020.

Malgré ce signe encouragement, Martin Ouellet doute fort d’un éventuel changement effectif avant la fin du long congé de la fête de Pâques, célébrée le 4 avril.

Pour sa part, le maire de Baie-Comeau mise sur une annonce plus hâtive. « J’ai compris le premier ministre, il ne veut y aller d’un gros changement à la fois. Mais il faut qu’il fasse une annonce spécifique pour l’Est-du-Québec. On a une situation particulière et il faut qu’il la regarde. À la limite, il la fera par communiqué de presse, mais il faut qu’il s’occupe de nous », conclut-il.

Partager cet article