Vaccination : le député Ouellet espère une sensibilité du gouvernement

Par Charlotte Paquet 6:00 AM - 08 octobre 2021
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Le député Martin Ouellet a été interpellé par les gestionnaires de six résidences intermédiaires en début de semaine.

Interpellé par les gestionnaires de six ressources intermédiaires de Baie-Comeau sur les risques de ruptures de services liées à la vaccination obligatoire de leurs employées, le député Martin Ouellet espère que le gouvernement fera preuve de sensibilité face à certains arguments.

« J’ai vu des filles accablées devant la montagne qui est devant elles », mentionne le représentant du Parti québécois dans René-Lévesque à l’Assemblée nationale.

Il se demande si un délai de carence ne pourrait pas être offert au personnel ayant déjà reçu une première dose du vaccin contre la COVID-19, et ce, pour amoindrir l’impact des ruptures de services.

Aussi, Québec a toujours martelé que la vaccination obligatoire des employés du réseau de la santé au plus tard le 15 octobre visait à protéger les bénéficiaires de soins et de services de santé, rappelle Martin Ouellet. Or, puisque la presque totalité des usagers des résidences intermédiaires concernées est vaccinée, il croit que cela doit être considéré quant aux risques qu’une employée non vaccinée leur transmette le virus.

Enfin, il y a la situation épidémiologique sur la Côte-Nord qui est différente la majorité des régions du Québec, en ce sens que la pandémie fait beaucoup moins de ravages.

« Est-ce que ça pourrait jouer en faveur des ressources intermédiaires, c’est ça que je vais aller faire valider. J’essaie de trouver des moyens », explique le député en parlant de services à préserver.

Délai réclamé

D’ailleurs, mercredi, le chef du Parti québécois Paul St-Pierre Plamondon, et son chef parlementaire et porte-parole en matière de santé, Joël Arseneau, accompagnés des principales organisations syndicales, ont rappelé au gouvernement que « le réseau de la santé et des services sociaux ne peut se permettre de perdre encore davantage de personnel » . Dans un communiqué, ils ont réclamé de repousser la date du 15 octobre et proposer rapidement un plan, en collaboration avec les syndicats et les autres acteurs du réseau.

La suspension sans solde de professionnels non vaccinés entraînera inévitablement des services en moins et des délais encore plus longs pour les patients, martèle le PQ. « Alors, le 15 octobre au matin, on fait quoi? », a questionné Paul St-Pierre Plamondon.

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