La Côte-Nord s’enrichit de 10 infirmières grâce aux mesures incitatives de Québec

Par Charlotte Paquet 10:00 AM - 09 février 2022
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Le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord est parvenu à recruter 10 infirmières grâce aux mesures incitatives lancées par Québec en septembre 2021.

Les mesures incitatives lancées par Québec pour contre la pénurie de personnel soignant dans le réseau de la santé ont eu un certain impact sur la Côte-Nord, mais on en est loin de la coupe aux lèvres avec 92 postes toujours vacants, la plupart chez les infirmières, mais aussi chez les infirmières auxiliaires et les inhalothérapeutes.

« Considérant la pénurie de personnel vécue dans le réseau de la santé, nous ne pouvons qu’être satisfaits de l’engagement des infirmières et des embauches supplémentaires, même si c’est loin d’être suffisant », reconnaît Sandra Morin, chef de service recrutement, dotation et stages au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord.

Depuis le dévoilement d’une prime de 15 000 $ à l’embauche par le gouvernement Legault en septembre 2021, le CISSS est parvenu à recruter 10 personnes, dont 2 provenant d’un autre CISSS ou CIUSSS. Cette mesure visait principalement à encourager le personnel d’agence privée à passer au réseau public et aux infirmières retraitées à revenir au travail.

Par ailleurs, 52 infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes occupant un poste à temps partiel ont accepté un poste à temps plein pour un an, s’assurant ainsi d’un montant forfaitaire de 18 000 $.

Afin que davantage d’employés lèvent la main pour travailler sur les quarts de travail de fin de semaine, toujours les moins attrayants, une prime de 400 $ par quart de travail effectué en temps supplémentaire était aussi octroyée. Les 523 primes du genre attribuées jusqu’à maintenant ont contribué à éviter des ruptures de service, principalement pendant les fêtes.

Enfin, 54 primes de 2 000 $ ont été empochées par des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes qui se sont engagées à travailler à temps complet de soir et de nuit pendant quatre semaines consécutives.

Fait à noter, au-delà des 92 postes vacants chez le personnel soignant, pas moins de 165 employés de cette catégorie d’emploi sont en absence long terme du travail, ce qui n’inclut pas les absences reliées à la COVID-19.

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