La saison touristique est bien lancée sur la Côte-Nord

Par Charlotte Paquet 10:00 AM - 05 juillet 2022
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Les données sur l’hébergement révèlent que les touristes sont bien présents sur la Côte-Nord, mais moins nombreux à fréquenter les entreprises touristiques offrant des expériences. Ils se tournent possiblement vers la randonnée, comme ici sur la promenade du parc des Pionniers à Baie-Comeau.

Les touristes sont bien présents sur la Côte-Nord depuis l’arrivée des beaux jours, assure le grand patron de Tourisme Côte-Nord. Après avoir écarté les « anomalies statistiques » des deux dernières années, pour reprendre ses paroles, Paul Lavoie parle d’un bon début de saison qui se compare facilement à celui de 2019, alors qualifiée de saison record.

« Ce que je comprends du début de saison, c’est qu’il y a du monde, mais qui sont moins actifs », analyse M. Lavoie, alors que le mois de juillet vient de s’amorcer. Selon les données provenant du secteur de l’hébergement, soit les taux d’occupation et la taxe sur l’hébergement, les touristes sont nombreux.

Paul Lavoie, directeur général de Tourisme Côte-Nord, parle d’une saison touristique qui commence bien en la comparant à celle de 2019, soit avant les « anomalies statistiques » des deux dernières années. Photo archives Le Manic

Du côté des attraits touristiques, du retard est cependant observé. La météo très fraîche et pluvieuse de juin n’a pas aidé leur cause, croit le directeur général.

Une récente enquête de CAA Québec révèle aussi que la hausse du coût de l’essence pourrait expliquer la baisse d’achalandage aux activités proposées aux touristes. Oui, les gens continueront de voyager, car ils en ont besoin, mais arrivés à destination, ils limiteront leurs visites, selon l’organisme.

Prévisions optimistes

M. Lavoie prédit une saison touristique 2022 qui ressemblera à celle de 2019 « plus un bonus ». Selon lui, la manne de touristes qui a déferlé sur la Côte-Nord en 2020 et 2021, en période de fermeture des frontières due à la pandémie, auront aussi eu comme avantage de donner une plus grande notoriété à la région.

« Des gens sont venus. Ces gens-là ont découvert la Côte-Nord. Ces gens-là en parlent et vont possiblement revenir. On a élargi notre bassin. On reprend sur la courbe ascendante », indique le directeur général, en faisant référence à cette courbe croissante apparue en 2017.

Il se dit même confiant que dans un horizon de quatre à cinq ans, le bassin de touristes enregistré en 2021 sera atteint. Il voit même ce délai comme salutaire, en ce sens qu’il donnera le temps aux acteurs de l’industrie de se préparer pour les accueillir avec tout le confort et la qualité du service qu’ils méritent.

« Le fait qu’on augmente notre capacité d’hébergement, ça va être bénéfique », s’encourage-t-il en pensant, cite-t-il en exemple, aux visiteurs qui peinent à se loger s’ils débarquent dans la région en août sans planification.

Déjà l’an passé, des campings, comme le Camping Boréal à Baie-Comeau, ont augmenté le nombre de terrains. Des projets de chalets sont en cours en Minganie et à Sept-Îles. « Les chalets, c’est très recherché par la clientèle touristique », indique Paul Lavoie. Il considère que la Haute-Côte-Nord a déjà une offre intéressante.

Tourisme Baie-Comeau s’en tire bien

Dans le milieu de la semaine dernière très tôt le matin, une douzaine de véhicules récréatifs étaient garés dans le stationnement du parc des Pionniers, l’un des trois stationnements de rétention offerts par la Ville de Baie-Comeau.

Les conseillers en séjour du bureau d’information touristique de Baie-Comeau ne chôment pas depuis leur entrée en poste au début de juin puisque les touristes sont au rendez-vous.

C’est ce que constate Pierre-Olivier Normand, agent aux communications de la Ville de Baie-Comeau et de Tourisme Baie-Comeau. « Les conseillers en séjour reçoivent beaucoup de demandes d’information pour visiter les barrages ou l’est de la Côte-Nord », souligne-t-il.

Selon lui, un bon taux d’achalandage est observé en ville, même s’il avoue ne pas avoir de chiffres à fournir pour le moment.

« Visuellement, on voit plus de campeurs, de VR qui séjournent dans les stationnements de rétention », poursuit-il en faisant référence aux trois sites offerts par la Ville pour permettre aux gens de passer une ou deux nuits.

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