La Boucherie de l’éleveur change de propriétaire

Par Daniel Naud 6:00 AM - 05 septembre 2022
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Jacques Nadeau et Monique Poirier s’offrent le plaisir de travailler ensemble, dans un domaine qu’ils aiment, celui de l’alimentation.

Le manque de relève occasionne de multiples fermetures d’entreprises, privant ainsi la collectivité de nombreux produits et services. En considérant les défis actuels pour se partir en affaires, ces pertes deviennent parfois irremplaçables et appauvrissent l’économie et le bien-être d’une communauté. Toutefois, certaines personnes osent encore se lancer.

Opérée jusqu’à tout récemment par Roger Proulx, la Boucherie de l’éleveur, située à Pointe-Lebel, vient de changer de propriétaires et ceux-ci promettent d’offrir la même qualité qu’auparavant, tout en élargissant la gamme des produits offerts.

Jacques Nadeau, boucher charcutier depuis près de 40 ans et ancien propriétaire du supermarché Provigo de Baie-Comeau, et sa conjointe Monique Poirier, ont décidé de s’offrir un dernier plaisir avant leur retraite en faisant ce qu’ils aiment, soit travailler à leur compte dans le domaine de l’alimentation.

« Nous avons envie d’avoir du plaisir à travailler, et de poursuivre ce que M. Proulx faisait avant, mais en y apportant quelques nouveautés », expose M. Nadeau.

Déjà, les projets d’agrandissement sont dans l’air, notamment au niveau de l’espace de travail ainsi que pour la chambre froide. Ce faisant, ils ont l’intention de s’attirer une clientèle en axant, entre autres, sur la variété des coupes de viande.

« Le problème dans les supermarchés, c’est qu’ils reçoivent les pièces de viandes déjà taillées en gros morceaux. Donc, les bouchers ont moins d’options quand vient le temps de préparer les portions. Ils font ce qu’ils peuvent. Nous, nous achetons des quartiers de bœufs et de porcs entiers, donc je peux tailler la viande exactement comme le client le souhaite, en plus de pouvoir lui proposer des coupes qu’il ne connait pas », précise-t-il.

Les deux entrepreneurs soutiennent qu’ils s’approvisionnent en produits du Québec, des animaux élevés sans stress et nourris de façon naturelle, sans antibiotiques et que la fraicheur est garantie.

« Les quartiers arrivent frais, on les laisse vieillir comme il se doit, Jacques les prépare, moi je scelle et c’est tout de suite congelé. Il n’y a pas plus frais », explique Mme Poirier.

À l’approche de la saison de la chasse, ils reçoivent déjà des demandes de réservations pour le débitage de gibier et anticipent un fort achalandage.

Le couple a également l’intention de reprendre une bonne vieille pratique devenue peu courante de nos jours.

« Les gens vont pouvoir arriver ici et s’acheter un quart, une demie ou même un bœuf complet, peu importe la quantité, et se la faire préparer à leur goût, comme dans le temps quand on allait chez le boucher et qu’on repartait avec des boîtes pleines. Bœuf, porc, poulet de grain, n’importe quoi », conclut Jacques Nadeau.

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