Pont fermé : motoneigistes et quadistes trouvent une solution temporaire

Par Charlotte Paquet 3:28 PM - 04 novembre 2022
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Le ministère des Ressources naturelles et des Forêts a fermé ce pont pour véhicules hors route, le 2 novembre. Il surplombe la rivière à La Chasse, le long de la route 138 à Baie-Comeau. Photo Romain Tremblay

La fermeture immédiate du pont pour véhicules hors route à la hauteur de la rivière à La Chasse à Baie-Comeau, décrétée par le ministère des Ressources naturelles et des Forêts le 2 novembre, a causé tout un émoi, mais une solution de rechange existe heureusement pour les motoneigistes, dont la saison commencera bientôt.

Une inspection effectuée le 24 octobre a démontré le mauvais état du pont, notamment au niveau des poutres déposées que partiellement sur les culées de béton et des garde-corps dangereux.

« C’est sûr que c’est une mauvaise nouvelle. Ça fait partie de la TQ-3, ça aussi », a souligné le président de l’Association des motoneigistes Manicouagan inc. (l’AMMI), vendredi, tout juste avant de rencontrer un ingénieur du ministère sur les lieux mêmes. Le sentier fédéré est déjà coupé à Pessamit, faut-il rappeler.

M. Tremblay a toutefois obtenu l’autorisation de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec et du ministere pour la mise en place d’une solution temporaire à l’hiver 2022-2023.

Dès que le sol sera gelé, deux ponceaux seront déposés parallèlement à l’infrastructure fermée afin de permettre la traversée de la rivière. Quand l’hiver s’installera, les tuyaux seront remplis de neige.  

« Le ministère aurait pu nous avertir avant cette date-là. C’est toujours à la dernière minute. Ils nous ont garroché ça », déplore le président Tremblay.

Pour les quadistes, la fermeture du pont ne fera pas beaucoup mal en raison de l’imminence de leur fin de saison. « On va devoir passer ailleurs. On a un plan B », admet Pascal Morneau, président du club Manic Quad.

Selon lui, il faudra cependant trouver une solution permanente pour rendre l’infrastructure conforme et il se prépare à travailler avec l’AMMI pour y parvenir.

L’espoir d’un hiver normal

L’AMMI souhaite que l’hiver qui arrive soit dans les normalités au chapitre des quantités de neige. Il faut dire que la dernière saison froide a été éprouvante en chutes de neige répétées.

« Qu’il tombe de la neige, mais pas à tous les deux jours. L’hiver passé, on a eu beaucoup de neige, de froid et de vent. C’est un hiver à oublier », soupire Romain Tremblay, qui a peiné à trouver des opérateurs de surfaceuses à compter de la fin de février. Les gens avaient tout simplement leur voyage de la neige.

Une chose est sûre, il espère quand même que l’or blanc se présentera suffisamment de bonne heure pour permettre aux villégiateurs d’aller à leurs chalets. « C’est apprécié pour Noël ».

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