Les retraités d’Hydro-Québec sont au cœur d’un projet pilote de recrutement depuis les dernières semaines. La société d’État fait appel à eux pour répondre aux besoins de main-d’œuvre.
Le Plan d’action 2035 prévoit qu’entre 150 et 200 TWh additionnels seront requis d’ici 2050 pour répondre à la demande d’électricité. C’est le double de la consommation actuelle du Québec.
« Afin de répondre aux besoins de main-d’œuvre anticipés, Hydro-Québec a prévu plusieurs stratégies, dont celle de faire appel à sa main-d’œuvre expérimentée retraitée, en particulier au niveau de plusieurs expertises du milieu de la construction, pas seulement les électriciens », dévoile Louis-Olivier Batty, porte-parole et conseiller stratégique chez Hydro-Québec.
La société d’État a déjà utilisé cette stratégie dans le passé, « mais pour des mandats très précis et limités », souligne M. Batty.
Cette fois, c’est pour assurer une main-d’œuvre suffisante et qualifiée pour réaliser le grand chantier de la transition énergétique qu’Hydro-Québec travaille depuis plusieurs mois à mettre en place différentes stratégies de main-d’œuvre. « C’est pourquoi nous avons amorcé un projet pilote de recrutement auprès notamment des personnes retraitées », ajoute le porte-parole.
« Les personnes retraitées pourraient être appelées à partager leurs connaissances aux nouvelles générations d’employés ou encore à combler des besoins de main-d’œuvre temporaires et ponctuels pour réaliser les opérations de maintenance et/ou de projet de construction », explique-t-il en précisant qu’elles bénéficient des mêmes avantages que les personnes employées actuellement.
Des résultats
Cette nouvelle démarche a déjà porté fruit, selon Louis-Olivier Batty. « Plusieurs personnes retraitées ont soumis leur intérêt et nous sommes heureux de constater qu’elles souhaitent revenir contribuer aux efforts et partager leur expertise », fait-il savoir.
Au moment d’écrire ces lignes, Hydro-Québec n’avait pas déterminé le nombre de postes à combler par région. Le calcul sera fait dans les prochains mois. « Mais assurément, la Côte-Nord sera une région où il y aura des postes à combler », témoigne le conseiller stratégique.
L’objectif de départ est donc de se doter d’un bassin de retraités qualifiés et intéressés à revenir travailler chez Hydro-Québec.
Comme pour plusieurs employeurs, le recrutement constitue un défi à Hydro-Québec, et ce, dans plusieurs régions. « Plusieurs projets importants d’infrastructure se dérouleront en même temps, ce qui aura pour effet d’intensifier la pression exercée sur le marché de l’emploi », poursuit M. Batty.
« Nous souhaitons donc collaborer avec le gouvernement ainsi qu’avec nos partenaires et entreprises du milieu de la construction pour inciter suffisamment de travailleurs à participer à la transition énergétique », conclut-il.
Une très bonne idée, mais je crois qu’hydro aurait pu inclure dès retraites qui viennent d’autre milieu de travail pour employer aux maximums des gens des régions qui ont besoin de travailleur.