Un mandat de grève a été voté en grande majorité (96%) par les travailleuses en centres de la petite enfance (CPE) du Syndicat des travailleuses et travailleurs des CPE de la Manicouagan – CSN.
C’est une banque de grève de cinq jours, à utiliser au moment jugé opportun.
Ce vote confirme la détermination des travailleuses à obtenir des améliorations notables de leurs conditions d’emploi.
« Les travailleuses lancent ainsi un message clair au gouvernement de la Coalition Avenir Québec (CAQ), qui leur demande d’importants reculs en guise de solution à la pénurie de main-d’œuvre », affirme la représentante du secteur des CPE de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Stéphanie Vachon.
« Les CPE de la région peinent à conserver leurs travailleuses et à en attirer de nouvelles. À l’heure actuelle, le gouvernement offre des salaires bien en dessous de ceux versés dans le secteur public », ajoute Jessica Houde, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs des CPE de la Manicouagan – CSN.
Par voie de communiqué de presse, les représentantes indiquent qu’en 2021, la CAQ estimait avoir besoin de près de 18 000 travailleuses pour pouvoir créer 37 000 nouvelles places subventionnées au 31 mars 2025.
Le gouvernement s’engageait ainsi « à ce que chaque enfant puisse avoir une place en services de garde éducatifs à l’enfance ». En date du 31 juillet dernier, plus de 34 000 enfants étaient toujours sur la liste d’attente.
Du côté de Sept-Îles, le mandat de grève de cinq jours a été voté à 86%.