La ferme Deschênes et fils de Sacré-Cœur est finaliste du concours Tournez-vous vers l’excellence
Cédrik Deschênes de la Ferme Deschênes et Fils de Sacré-Cœur est le seul finaliste de la Côte-Nord de Tournez-vous vers l'excellence ! cette année. Photo Renaud Cyr
Cédrik Deschênes de la Ferme Deschênes et Fils de Sacré-Cœur, qui fait dans le veau d’embouche, est parmi les 10 finalistes du concours de la Financière agricole. Le concours récompense l’excellence entrepreneuriale des jeunes agriculteurs de la province.
C’est une première participation pour Cédrik Deschênes dans le concours, qui est embarqué avec son père dans l’aventure familiale en devenant copropriétaire de la ferme en 2020.
Le concours, qui est en à sa vingtième édition, souligne le mérite entrepreneurial des jeunes agriculteurs de la relève notamment avec des prix en argent, dont celui du grand gagnant de 7 000 $. « D’habitude les concours, je ne suis pas ça et je laisse ça aux autres », fait savoir l’agriculteur avec humour.
C’est sur les recommandations de sa conseillère à la Financière Agricole que Cédrik Deschênes décide de soumettre sa candidature, la seule à avoir été retenue pour la Côte-Nord. « Elle m’a appelé en février et elle m’a dit qu’elle me voyait vraiment là-dedans. Elle nous a motivés et après j’ai envoyé mon dossier », raconte l’agriculteur.
Prendre des risques
Dans sa présentation du concours, il met l’emphase sur sa capacité à prendre des risques tout en protégeant l’héritage familial.
Voulant être toujours plus autonome et rentable, l’agriculteur en a pris tout un en faisant pousser du maïs pour nourrir ses bêtes dans un climat que certains ne croyaient pas être capable de supporter la culture.

« Pour nous c’était un gros risque, mais ça nous a coupé les coûts de foin qu’on devait faire livrer de Charlevoix ou du Saguenay », affirme Cédrik Deschênes, qui estime les économies dans les dizaines de mille.
C’est d’ailleurs le premier été que le duo père-fils va être autonome sur l’alimentation des bêtes grâce à leurs diverses cultures sur des terres près de Sacré-Cœur. « C’est grand à travailler, mais on n’a pas d’argent à débourser », souligne Éric Deschênes.
Pour la suite
Le futur ne s’annonce pas mal pour la Ferme Deschênes et Fils qui continue de bénéficier de bons prix et d’un cheptel en santé.
Les 180 vaches de la ferme pourront peut-être avoir de nouvelles colocataires dans un futur proche, moyennant la construction d’un nouveau pavillon pour les accueillir après les périodes de vêlage.
« En ce moment on n’a pas le choix de mettre les vaches ensemble à partir du mois de janvier, et c’est là qu’elles peuvent contracter des maladies comme des diarrhées et des pneumonies et les transmettre aux autres », explique le jeune agriculteur.
Malgré les défis laissés sur le terrain par les aléas économiques, météorologiques et logistiques, pas question pour le duo de baisser les bras.
« On va continuer, c’est ça le plan. Je suis bon dans les champs et mon père est bon avec les vaches, et on prend nos décisions ensemble », conclut-il.