Le RQUMM sur le terrain
Bélugas. Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins
Le Réseau québécois d’urgence pour les mammifères marins œuvre sur le terrain depuis 21 ans. L’organisme est le premier répondant, lorsque des mammifères marins sont observés en fâcheuse condition ou échoués morts ou blessés, quelle que soit l’espèce.
Fort d’un réseau de 240 bénévoles, le RQUMM compte également sur la vigilance des citoyens, des touristes, des croisiéristes et autres utilisateurs du fleuve.
L’apport de tous est important, souligne Patrick Weldon, directeur de l’unité de gestion et de conservation au RQUMM.
« Tous les photos, vidéos et rapports d’observation sont utiles. Selon la situation, de notre côté, on va les partager aux experts de l’espèce, à des vétérinaires, pour connaître l’état de l’animal et monitorer la situation, s’il est en vie. À quel autre endroit l’individu se trouve, comment il se déplace ? Ça permet d’assurer un meilleur suivi. Quand un animal est mort, c’est différent. On a des protocoles pour aller de l’avant avec la récupération et les nécropsies pour comprendre pourquoi l’animal est mort, par exemple », indique M. Weldon.
La présence d’une espèce rarissime comme la baleine à bec commun est un événement qui mobilise la communauté « baleine ».
« On parle d’un animal en voie de disparition qui est en dehors de son aire de répartition. Le rôle du réseau est d’agir comme un grand filet pour recueillir les informations et de les transmettre ensuite à nos partenaires et chercheurs qui sont intéressés à les recevoir. On va évaluer sa condition avec le soutien de notre réseau de partenaires et d’experts qui consultent des images et vont essayer de comprendre pourquoi la baleine est là, qu’elle est son état. Les informations qui viennent de citoyens, de touristes, de Pêches et Océans, des croisiéristes, sont importantes », indique M. Weldon.
Le RQUMM a également un système d’infolettre qui lui permet de communiquer avec les navigateurs qui se trouvent sur l’eau, pour que ceux-ci fassent preuve de vigilance. Le réseau compte des équipes mobiles sur les deux rives du fleuve, à Rimouski et Tadoussac, ainsi qu’aux Îles-de-la-Madeleine.