Plan d’évacuation d’urgence : Godbout remet les pendules à l’heure
Godbout. Photo courtoisie
La Municipalité de Godbout possède un plan d’évacuation d’urgence, contrairement à des propos tenus par les propriétaires du Resto pub Ancien magasin général.
La copropriétaire de l’établissement, Valérie Desbiens, a fait une demande d’accès à l’information auprès de la municipalité. Le résultat, obtenu le 28 août, affirme qu’il n’y a pas de plan réalisé par la municipalité en cas d’urgence.
Cette demande a été motivée par l’annulation de son événement en juin, le GodboutFest. « C’est ça qui nous a stoppés avec nos assurances. […] On m’exigeait un plan d’évacuation municipal et de festival », explique celle qui a voulu se fier au plan de la municipalité sans jamais mettre la main dessus.
Un plan existe
Le maire Guy Côté confirme que la municipalité a bel et bien un plan d’évacuation d’urgence.
Celui-ci est géré par la direction de la Sécurité civile. Il a été mis à jour en 2019.
« Un plan d’évacuation pour la Ville de Québec, c’est une chose. Pour la Ville de Baie-Comeau, c’est une autre chose. Et pour Godbout, avec environ 280 personnes, c’est encore autre chose », lance-t-il.
Le plan d’évacuation est conforme au règlement régi par le ministère de la Sécurité publique.

Seulement en cas d’urgence
« On parle de grosses mesures d’urgence, comme une inondation ou des feux de forêt », précise M. Côté.
« Si c’est nécessaire, on établit un quartier général. La sécurité civile débarque et c’est eux qui nous orientent là-dedans. Après, le maire est porte-parole de tout ça », ajoute-t-il.
Le plan d’évacuation d’urgence pour la municipalité de Godbout et la sécurité de l’événement du GodboutFest sont deux choses différentes, explique le maire.
Selon ses informations, le directeur du Service incendie de Baie-Comeau a confirmé qu’il en était la responsabilité des organisations de faire un plan spécifique pour leur événement.

Un sentiment d’abandon
« On m’a confirmé que mon plan d’évacuation de festival doit être coordonné avec le plan d’évacuation municipal », dévoile toutefois Valérie Desbiens.
Cette dernière raconte surtout avoir eu l’impression que la Municipalité les abandonnait, elle et son conjoint, dans leur projet.
Elle affirme que la Municipalité les a poussés à faire leur festival pour finalement retirer leur appui, pour des raisons de sécurité.
« Est-ce qu’on sera pogné dans notre village ? », demande-t-elle, alors qu’elle souhaite être rassurée qu’un plan soit mis en place en cas d’événement grave.