Pas moins de 4 955 kg de denrées, évaluées à 43 000 $, ainsi que 20 500 $ en argent ont été amassés lors de la Grande collecte de la rentrée organisée le 6 septembre à Baie-Comeau par le Comptoir alimentaire L’Escale. Âgée de 4 ans et demi, la petite Agathe-Eugénie n’y est pas pour rien.
Au-delà des chiffres, un moment marquant a particulièrement touché l’équipe cette année : la participation d’Agathe-Eugénie, une petite bénévole âgée de seulement 4 ans et demi.
« Voir un enfant si jeune s’investir avec autant d’enthousiasme est tout simplement inspirant. Cela nous rappelle que l’entraide n’a pas d’âge. Nous voyons là une belle leçon : chaque geste, petit ou grand, contribue à faire une réelle différence », affirme Mme Gagnon.
C’était la première fois que le Comptoir alimentaire recevait un tel coup de main de la part d’un enfant de cet âge, une belle leçon de solidarité qui a fait sourire autant les bénévoles que les donateurs.
Quant à la maman de la petite Agathe-Eugénie, elle a confié avec fierté que ce petit projet devenu grand, lui a donné de l’espoir en l’humanité.
« Il a suffi que de quelques explications, d’exemples concrets, d’un bac de plastique et une boîte en carton pour que les plus de 80 travailleurs sur le chantier de Outardes-2 ouvrent leur cœur et participent au projet d’une petite rêveuse de 4 ans et demi », exprime Mylène Goulet, employée de GE, non sans émotion.
« La collecte a été rapide, fructueuse, spontanée et généreuse. C’est avec fierté que j’ai envie de partager cette bonne nouvelle », conclut-elle.
Solidarité
La solidarité a encore parlé grâce à la générosité de la population et de plusieurs partenaires. « La collecte a été un beau succès », souligne avec fierté Josée Gagnon, présidente du conseil d’administration du Comptoir alimentaire L’Escale.
Ces dons serviront directement à garnir les paniers distribués aux familles dans le besoin, particulièrement nombreuses à demander de l’aide au moment de la rentrée scolaire.
Comme l’explique Mme Gagnon, le mois de septembre s’avère une période critique pour plusieurs ménages. Aux dépenses du quotidien s’ajoutent les frais liés aux fournitures scolaires, aux vêtements et aux activités, ce qui rend plus précaires de nombreux foyers.
« Cela fragilise beaucoup de familles qui doivent alors se tourner vers le Comptoir alimentaire pour s’assurer que leurs enfants puissent manger à leur faim et commencer l’année scolaire du bon pied », rappelle-t-elle.