Pas de textos aux pauses, mais plus de jasette entre amis : les ados nord-côtiers découvrent la vie scolaire sans cellulaire… et s’en sortent plutôt bien !
Depuis la rentrée, les élèves du secondaire n’ont plus le droit d’utiliser leur téléphone portable à l’école. Trois adolescents de la Côte-Nord partagent leur expérience, entre petits inconvénients et bénéfices sociaux.
Pour Jeanne Thériault, en secondaire 3, l’impact est relativement limité. « L’année passée, j’avais mon cellulaire, mais je ne l’utilisais pas tant que ça. Honnêtement, ça ne me dérange pas trop », explique-t-elle. Elle reconnaît toutefois que l’absence du téléphone rend parfois les pauses « un peu plates », mais sans que ce soit « la fin du monde ».
Jean-Michel Hovington, en secondaire 5, partage un avis similaire. S’il admet que son appareil pouvait lui permettre de « décrocher un peu » lors de journées plus chargées, il constate aussi des avantages. » On se parle plus. La communication est plus là », dit-il en parlant de ses amis.
De son côté, Malik Charest, en secondaire 3, observe également des effets positifs. « Au niveau social, on va le voir plus l’hiver parce qu’il y a plus de monde assis aux tables, mais c’est le fun. Le monde se parle », estime-t-il.
Toutefois, il trouve contraignant de ne pas pouvoir utiliser son téléphone pour écouter de la musique au gym ou pour payer avec une application mobile. « On est obligés de s’organiser plus avant, d’apporter nos cartes », illustre-t-il.
Si les trois jeunes reconnaissent que l’interdiction encourage les échanges entre élèves, certains regrettent la perte d’outils pratiques, comme l’accès aux applications bancaires ou aux listes de lecture personnelles. Mais dans l’ensemble, la transition semble s’être faite sans heurts.
Quant aux conflits, ils n’ont pas noté de changement majeur. « Il y en a toujours, avec ou sans cellulaire », résume Jean-Michel, tout en ajoutant qu’ils sont maintenant « plus visibles » puisqu’ils se déroulent à l’école plutôt que sur les réseaux sociaux.
Malgré ces petits désagréments, les adolescents disent s’habituer. « Ce n’est pas parfait, mais on trouve des solutions », conclut Malik, en évoquant l’idée d’installer un haut-parleur dans le gymnase pour compenser l’absence de musique sur les téléphones.