La députée de Côte-Nord—Kawawachikamach—Nitassinan, Marilène Gill, critique vivement la décision du gouvernement fédéral de mettre fin au moratoire sur la fermeture des bureaux de poste ruraux, en vigueur depuis 30 ans. Elle craint des conséquences importantes pour les communautés isolées de la Côte-Nord et du Québec.
Ottawa a annoncé cette semaine la fin du moratoire protégeant les bureaux de poste en région. Cette décision, qui s’inscrit dans une réforme fédérale jugée ” mur à mur ” par l’opposition, suscite de vives inquiétudes sur la Côte-Nord.
Selon la députée Marilène Gill, les communautés les plus vulnérables, notamment celles de la Basse-Côte-Nord et plusieurs communautés autochtones, risquent d’être directement touchées.
” On oublie que la poste est un service essentiel pour les populations isolées. Le gouvernement doit garantir qu’il n’y aura aucune diminution des services dans nos régions et que les personnes vulnérables puissent continuer à recevoir leur courrier à domicile rapidement et efficacement “, déclare-t-elle par voie de communiqué.
La députée souligne également que la réforme a été menée sans consultation suffisante des citoyens québécois. Elle estime que les besoins spécifiques des régions n’ont pas été pris en compte.
Au-delà des usagers, Mme Gill exprime son inquiétude pour les employés de Postes Canada en région, qui se retrouvent selon elle dans une situation d’incertitude professionnelle.
Elle appelle Ottawa à assurer aux citoyens de la Côte-Nord le maintien des services postaux auxquels ils ont droit et à tenir compte de la réalité particulière des communautés éloignées.
” Le gouvernement doit garantir aux citoyens de la Côte-Nord qu’ils ne seront pas abandonnés et qu’ils continueront de recevoir les services postaux auxquels ils ont droit “, conclut-elle.
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