Semaine mondiale de l’allaitement : une Pause seinpathique à Baie-Comeau
Stéphanie Saint-Gelais et Rebecca Lacasse, respectivement directrice générale et responsable en périnatalité à la Maison des familles de Baie-Comeau. Photo Charlotte Vuillemin
À la Maison des familles de Baie-Comeau, l’accompagnement des parents dans leur parcours périnatal est une mission fondamentale. Pour Rebecca Lacasse, responsable en périnatalité, la Semaine mondiale de l’allaitement est l’occasion idéale de mettre en lumière ce soutien, et de célébrer toute une collectivité engagée auprès des familles.
« On a un volet périnatalité à la Maison des familles, dont fait partie le service Aimons-Lait », explique Mme Lacasse.
Ce service, géré via une page Facebook et animé par des marraines d’allaitement, permet à de futures mamans d’être jumelées à une marraine dès l’admission à l’hôpital. Ces bénévoles offrent un soutien précieux, que ce soit à domicile, à l’hôpital ou même par téléphone, souvent dans les 24 à 48 heures suivant un appel.
Pour Rebecca Lacasse, l’accompagnement va bien au-delà du geste d’allaiter. « C’est une valeur fondamentale pour nous : donner aux parents les outils pour qu’ils soient autonomes et confiants. On veut aussi qu’il y ait un filet de sécurité autour des familles », souligne-t-elle.
Cet esprit collectif se reflète dans l’événement Pause seinpathique, organisé le dimanche 5 octobre, de 10 h à 13 h, au parc des Pionniers de Baie-Comeau. Ouvert à tous, futurs parents, jeunes familles, marraines et bénévoles, ce rendez-vous prendra la forme d’un café-causerie convivial.
« L’idée est que toutes les réalités se côtoient. Les mamans enceintes, celles qui hésitent à allaiter, les parents qui vivent déjà cette expérience : tout le monde est invité à échanger et à se soutenir », précise Rebecca Lacasse.
Inclure le conjoint ou la conjointe
La directrice générale de la Maison des familles, Stéphanie Saint-Gelais, rappelle aussi l’importance d’impliquer le conjoint ou la conjointe. « Souvent, cette personne se sent impuissante face à l’allaitement, mais il y a plein de façons de participer. L’allaitement, ce n’est pas seulement l’affaire de la maman. Il y a tout un soutien autour », insiste-t-elle.
Les recherches démontrent qu’il faut en moyenne trois personnes significatives pour qu’une mère puisse mener à bien un allaitement prolongé. « C’est exactement ce qu’on veut créer avec cet événement : un espace où les familles tissent des liens et trouvent du soutien », ajoute Mme Saint-Gelais.
Miser sur la préparation
La Maison des familles met également l’accent sur l’importance de la préparation, notamment lors de la fameuse première heure de vie du bébé, une période clé pour la réussite de l’allaitement.
« Tant qu’on met la table, qu’on a les bonnes bases, souvent ça donne des résultats positifs », insiste Mme Lacasse. C’est précisément pour cette raison que les marraines d’allaitement se rendent disponibles très rapidement pour répondre aux besoins des nouvelles familles.
« Les mamans partagent un peu leur quotidien, posent leurs questions sur ce qu’ils vivent avec leur allaitement », conclut Rebecca Lacasse.