Le Drakkar est toujours à la recherche d’un premier gain en 2025-26, ayant baissé pavillon 4-1 jeudi soir à Halifax. La troupe de Jean-François Grégoire ne revendique ainsi qu’un seul point au classement général après cinq rencontres; un point récolté en vertu d’une défaite en fusillade.
Il s’agit donc de l’un des débuts de saisons les plus difficiles de l’histoire de la concession nord-côtière. En 1998-99 et en 2015-16, le Drakkar avait finalement amassé sa première victoire de la saison à sa sixième rencontre. Pour ne pas creuser cette marque, c’est donc dire qu’il devra remporter sa prochaine joute à Saint-Jean-de-Terre-Neuve samedi, contre le Régiment.
Les choses vont vite
C’est principalement en deuxième période que le sort fut jeté pour les deux équipes. En l’espace de quelques minutes, Baie-Comeau a vu un court retard et une possible égalité se transformer en fossé bien plus important.
En avantage numérique en début de période, le Drakkar se voit refuser un but qui lui aurait permis de créer l’égalité 1-1. Une remise du gardien Owen Bresson, sorti de son filet, avait été coupée puis envoyée dans la cage ouverte. Les officiels ont toutefois jugé immédiatement que Jacopo De Luca avait causé de l’obstruction sur Bresson, qui tentait de regagner le devant de son filet normalement. Le jeu sera sans appel, malgré la reprise vidéo.
Les choses ont rapidement tourné au vinaigre pour le Drakkar dans les minutes suivantes, alors que les Mooseheads ont frappé deux fois coup sur coup, prenant une avance de trois buts avant d’avoir atteint la mi-match. L’ancien Océanic Quinn Kennedy a d’abord inscrit son deuxième de la rencontre, laissé complètement seul dans l’enclave après un revirement nord-côtier en zone défensive. Exactement trente secondes après cette seconde réussite, Daniel Walters enfilait l’aiguille sur une séquence où le Drakkar a perdu plusieurs batailles consécutives le long des bandes, incapable de quitter son territoire.
La réplique nord-côtière s’est produit après quelques secondes d’un avantage numérique plus tard durant l’engagement. Justin Gendron a vu la rondelle apparaître si rapidement sur son bâton qu’il a eu le temps de fendre l’air, récupérer le disque et finalement lancer pour déjouer le gardien dans le haut du filet. Ce but a donné des ailes au Drakkar, qui a connu quelques bonnes présences consécutives en zone adverse grâce à un bon échec avant et de rapides décisions avec la rondelle. Néanmoins, il n’a pu profiter de ce temps fort pour rétrécir l’écart.
La gestion des temps forts et faibles est au bout du compte l’élément à retenir, aux yeux de Jean-François Grégoire. « C’est ce qui fait la différence depuis le début. Chaque match, c’est comme ça. On gère mal nos émotions et bang, ça change le match. Je ne pense pas que c’est de la panique, mais plutôt une question de confiance et de momentum », commentait-il.
Le jeu s’est ouvert en troisième période, si bien que les deux équipes se sont échangées quelques chances de marquer. Lucas Beckman et son vis-à-vis Bresson ont cependant fermé la porte à toutes les occasions. Ce dernier a d’ailleurs réalisé deux arrêts importants dans les dernières minutes du match pour préserver l’avance, peu avant que Connor MacPherson en scelle l’issue en marquant dans une cage abandonnée. Alors que le match était bien hors de portée du Drakkar, l’ancien portier des Cataractes lui a toutefois réservé quelques prouesses dans les dernières secondes, alors que Baie-Comeau était en avantage numérique. Beckman ne fut cependant pas en reste comme à son habitude, ayant lui aussi frustré les Mooseheads à quelques occasions.
L’offensive au coeur de la torpeur
Pour une troisième sortie consécutive, le Drakkar n’a trouvé le fond du filet qu’une seule fois. Normalement, les débuts de saison sont souvent plutôt marqués par l’offensive dans le circuit Cecchini. De dire que l’attaque connaît quelques difficultés serait donc un euphémisme.
Pour l’entraîneur-chef baie-comois, l’élément manquant est facilement identifiable. « Pour marquer des buts, il faut aller en avant du filet; nous on s’arrête à côté. On amène des rondelles au filet, mais on est hésitants, ce n’est pas tout le monde qui est prêt à y aller. Ça prend un peu plus de confiance et de courage! »
En bref
Le Drakkar n’a maintenant concédé que 14 désavantages numériques à ses adversaires en 5 parties. En ce très jeune début de saison, ces chiffres place le Drakkar parmi les équipes de tête au point de vue discipline.
Le personnel d’entraîneurs du Drakkar a aligné exactement les mêmes joueurs que dans la rencontre précédente à Gatineau. C’est donc dire qu’Aiden Kirkwood était toujours sur la touche et qu’Aaron Murphy, Tobias Almstead, Samuel Boisvert et Miller Kay étaient les joueurs rayés de la formation.