Athlète d’Ironman : Fabrice Paquet de Sacré-Coeur veut être au top en 2026

Par Renaud Cyr 8:00 AM - 8 novembre 2025
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Fabrice Paquet en action lors de la compétition Ironman en Floride. Photo courtoisie

L’athlète de Sacré-Cœur Fabrice Paquet a terminé dans une bonne position lors de son dernier Ironman en Floride. Après une année quelque peu difficile, il a déjà les yeux rivés sur la compétition d’Ottawa en 2026 et commencera son entraînement sous peu.

Fabrice Paquet est un adepte des compétitions Ironman qu’il enchaîne depuis 2015. Celles-ci mélangent course à pied, natation et nage sur un total de 226 kilomètres et se déplacent un peu partout dans le monde.

Il a récemment pris part à la compétition qui se tenait du 29 octobre au 2 novembre à Panama City en Floride.

Avec un temps total de 10 heures et 43 minutes, Fabrice Paquet s’est classé 21e dans sa catégorie des 45-49 ans.

« Ce n’était pas mon meilleur ni mon pire, mais ça a quand même bien été. Il y avait des belles conditions avec un temps frais et on n’a pas souffert de trop de chaleur », détaille l’athlète.

Mis à l’épreuve

L’épreuve de la Floride n’a pas été la plus reposante pour Fabrice Paquet, même si les conditions étaient bonnes et qu’il n’y avait pas d’énormes défis techniques dans le parcours.

Il révèle que ses aptitudes en natation ont été mises à l’épreuve, en partie car la piscine de la polyvalente des Berges était en réparation et qu’il n’a pas nagé autant qu’il aurait voulu cet automne.

« J’ai arrêté de nager en septembre et, en voulant aller m’entraîner à la nage ailleurs, j’ai réalisé que les piscines de Chicoutimi et de La Malbaie étaient aussi en réparation », confie l’athlète avec humour.

« C’est la natation qui me stressait le plus, mais finalement j’ai fait à peu près le même temps que dans mes autres Ironman », ajoute-t-il.

Plus tard en vélo, il a dû composer avec une défectuosité de ses appareils qui calculaient sa puissance et son cardio, d’importantes données sur lesquelles il se base pour évaluer son effort sur le reste du parcours.

« Avec le recul, probablement que j’aurais pu pousser un poil plus en vélo. J’ai l’impression que j’étais un peu en bas de ce que je faisais d’habitude, et que j’aurais pu gruger un petit cinq minutes au final », évalue le cycliste.

Sauvé par les chips

À la course à pied, dans la dernière partie de l’épreuve, Fabrice Paquet a connu un petit ralentissement après 25 kilomètres.

« J’ai commencé à avoir des crampes à l’estomac. Durant les épreuves, on essaie parfois de trop consommer de glucides, et mon estomac me l’a fait savoir », raconte-t-il.

Après avoir essayé différentes approches comme ralentir la cadence pendant un temps, il a décidé de s’arrêter à une table de ravitaillement un tant soit peu, où se trouvaient des chips salées et des bretzels.

Avec une dizaine de kilomètres à faire, il s’est arrêté pour un peu de sel et affirme que ça lui a « sauvé la vie ».

« Étrangement, ça m’a fait du bien. Après ça, j’ai été capable de courir beaucoup plus et de reprendre ma cadence », poursuit l’amateur de collations salées.

Il raconte qu’à la fin de cette discipline, il en avait sa dose des Ironman.

« C’est quelque chose terminer ces épreuves-là », indique-t-il. « Quand je termine, je me dis toujours que c’est fini les Ironman. Deux heures plus tard, je parlais déjà de la compétition de l’an prochain », fait-il savoir à la blague.

Ottawa 2026

L’Ironman de Floride est arrivé à la fin d’une drôle de période pour l’athlète qui n’a pas connu sa meilleure année de compétition en 2024.

Il s’est retrouvé avec une fracture de stress dans le pied au printemps de cette année-là.

« J’ai été obligé d’être environ 8 semaines sans course à pied. Je pouvais m’entraîner en vélo, mais sans faire n’importe quoi parce que je ne pouvais pas être debout ni mettre de la pression sur mon pied », se remémore-t-il.

Peu après, Fabrice Paquet a participé au Challenge Cap Québec en juillet, mais se retrouve avec une perte de conscience sur son lieu de travail peu avant la compétition.

« Finalement, il n’y avait rien d’anormal, mais il y avait des signes. Probablement que j’avais dépassé mes limites un peu », estime le Sacré-Cœurois.

Tout ça, incluant une pneumonie en prime au début du printemps 2025, a forcé l’athlète à remettre son inscription pour le Ironman d’Ottawa auquel il était déjà inscrit.

Il changera de catégorie pour 50-54 ans en vue de cette occasion, mais il demeure confiant de maintenir son niveau.

Il dit d’ailleurs vouloir recommencer son entraînement après le temps des fêtes, et entend viser haut pour la compétition de l’année prochaine.

« Je veux me faire un très bon plan d’entraînement à suivre, et je vise un top 10 dans ma catégorie pour 2026 », révèle Fabrice Paquet. 

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