Dossier

Une famille de Sept-Îles a dû vivre des mois parmi les coquerelles

Par Emy-Jane Déry 12:20 PM - 11 novembre 2025
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Une Septilienne et sa famille sont parties en vacances pendant un mois. À leur retour dans leur appartement de Sept-Îles, il était infesté de coquerelles. 

La petite famille est partie pour un mois de vacances en juin 2024. Jamais auparavant il n’y avait eu de problème d’infestations de quoi que ce soit dans leur appartement. 

« Mais quand on est revenus, il y en avait partout », lance la mère de famille au Journal. « Dans nos armoires, partout. Dans le frigidaire, dans le poêle, dans la toilette, dans la chambre de ma fille, partout. » 

Personne n’a défait ses valises.

« On a pris nos valises, j’ai remis ça dans mon char, puis on est parti chez ma mère », dit-elle. 

Elle a contacté le gestionnaire de son immeuble. Selon ce qu’elle rapporte, il n’y aurait pas eu d’intervention dans le logement avant plusieurs semaines. Durant ce temps, Caroline (nom fictif) et sa famille sont demeurées chez sa mère. 

Un de ses voisins de l’immeuble avait le même problème, mais ça ne semblait pas l’inquiéter, raconte-t-elle. 

« Il en avait, lui, vraiment, là. Son comptoir, c’était que ça, des coquerelles », illustre-t-elle.  

« Il avait l’air à trouver ça drôle, mais moi, je n’avais pas envie de rire du tout. »

De retour chez elle après un traitement, la famille a eu droit à quelques semaines de répit. Ensuite, les coquerelles sont revenues. 

C’est une compagnie d’extermination de l’extérieur de la région qui serait venue. 

« Il faisait seulement les logements où il y en avait », déplore la mère de famille. « Au final, ça ne donnait rien. Il [le propriétaire] refusait de faire traiter l’immeuble au complet ». 

Colocataires indésirables

Il a fallu apprendre à vivre avec ces colocataires indésirables. Les enfants ne voulaient plus dormir dans leur chambre. 

« On avait mis du poison autour de toutes les chambres à cause de ça. Ça n’avait aucun sens », se remémore-t-elle. 

Le frigidaire était rendu dans le salon. 

« Parce qu’il y en avait tellement beaucoup en arrière du poêle, du frigidaire, là, ça faisait juste voyager », explique-t-elle. 

Une fois dans le salon, la famille a pu pulvériser du poison autour du réfrigérateur. 

« On aurait dit que ça les avait fait mourir ». 

N’empêche, les coquerelles étaient encore bien présentes dans l’environnement. 

« On sortait et on les voyait se promener partout dans les corridors de l’immeuble », dit-elle. 

En mars 2025, huit mois après être revenus des vacances, la mère de famille n’en pouvait plus. Après quelques semaines d’accalmies, les blattes finissaient toujours par être de retour. Malgré ses nombreux appels, son propriétaire aurait refusé d’en faire plus.

« Moi, à la fin, j’étais tannée. Je disais [au propriétaire] : je vais arrêter de payer l’appartement, puis regarde, je vais partir. »

C’est ce qu’elle a fait. 

« Quand on est parti, je n’ai même pas emporté le poêle et le frigidaire. Je me suis débarrassée de tout. C’était des meubles que je venais de m’acheter, ça faisait un an », souffle-t-elle.  

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