Vous planifiez des vacances les deux pieds dans le sable de Playa del Carmen ? Eh bien, pourquoi ne pas en profiter une fois là-bas pour encourager le restaurateur Vincent Ouellet, un Baie-Comois installé au Mexique avec sa petite famille depuis deux ans et propriétaire de Viaje de Sabores. Incursion dans une aventure pas piquée des vers.
Vincent Ouellet a 35 ans. Il possède une vingtaine d’années d’expérience en restauration à Baie-Comeau principalement. Il a notamment cofondé la boucherie Les 3 p’tits cochons, où il œuvrait toujours avant son départ.
En septembre 2023, il pliait bagage vers le Mexique avec sa conjointe, Maulde Drouin Miller, fondatrice de la boutique Petite fleur de Place La Salle, et ses trois jeunes garçons pour s’installer à Playa del Carmen. Une décision mûrement réfléchie, mais qui n’en demeure pas moins un saut dans l’inconnu.
« On n’a rien qu’une vie à vivre », affirme l’homme qui a songé pendant sept ans à la possibilité de tout quitter pour se bâtir une nouvelle vie ailleurs. Un ailleurs qui se trouvait d’abord au Costa Rica, un pays avec lequel les deux conjoints étaient tombés en amour dans la mi-vingtaine. Toutefois, leur plan a changé.
« Quand on a pris la décision (un an et demi avant le départ), on allait au Costa Rica. On s’est informés. Le coût de la vie est plus cher là-bas. C’est plus difficile de travailler, les opportunités sont moins là. Les écoles, c’est extrêmement dispendieux », cite en exemple Vincent Ouellet. L’obtention d’un statut de résident y est aussi difficile.
Le secteur de Playa del Carmen est ensuite apparu sur leur radar, par l’entremise d’une connaissance. « On est venu visiter puis, là, let’s go, c’est là qu’on va. Tout était plus facile au Mexique. »

Traiteur, puis restaurateur
Après quelques mois passés à s’installer, le père de famille s’est lancé en affaires. En mars 2024, Viaje de Sabores voyait le jour, mais d’abord sous la forme d’un service de traiteur avec des plats prêts-à-manger.
Désireux « de faire grossir la business », l’homme d’affaires est tombé, l’automne dernier, sur un local très bien situé en plein cœur de la ville de Playa del Carmen, à deux pas de la zone touristique.
Il ignorait alors s’il y déménagerait son service de traiteur ou s’il y lancerait un restaurant. Il a choisi la deuxième option.
Au départ, Vincent Ouellet visait une ouverture pour janvier 2025 afin de profiter de la haute saison du tourisme. Cependant, les démarches nécessaires ont pris plus de temps que prévu et il lui aura fallu attendre en avril pour sabler le champagne.
Concept voyages et saveurs
Viaje de Sabores mise sur un concept de voyages avec un menu international différent chaque semaine, inspiré notamment de l’Italie, de la Grèce, du Japon, de la Thaïlande… et du Québec.
« À date, j’ai 11 pays de faits. Ça fait trois fois que je les passe », dévoile le propriétaire. Les clients reçoivent leurs ustensiles et leurs serviettes de table dans une petite valise et une immense carte du monde tapisse un mur entier.
Le restaurant compte une quarantaine de places. Quatre employés y travaillent en basse saison, en incluant son propriétaire. Dès la mi-novembre, deux autres s’ajouteront. La clientèle se compose à 85 % d’expatriés.
Celui qui multiplie les publications sur les réseaux sociaux pour faire connaître son restaurant invite les Nord-Côtiers à l’encourager. Ils sont d’ailleurs déjà quelques-uns à l’avoir fait.
« Venez goûter nos créations. On essaie de créer chaque semaine des nouvelles affaires pour faire goûter aux gens, pour faire voyager. On pousse sur l’expérience voyages de saveurs. »

Poursuivre son rêve
“ Si j’avais quelque chose à dire aux gens, c’est de poursuivre leurs rêves. ” Voilà le message lancé par Vincent Ouellet, restaurateur à Playa del Carmen. Lui et sa conjointe ont quitté Baie-Comeau pour vivre leur rêve, avec leurs trois garçons âgés aujourd’hui de 10, 8 et 4 ans.
“ Quand tu veux quelque chose, il n’y a rien d’impossible ”, martèle-t-il, même s’il a fallu une bonne année à la famille pour bien s’installer à Playa del Carmen avec les enfants, l’école, le rythme de vie très différent et tout le reste.
La barrière de la langue est rapidement disparue, même si le couple ne parlait pas espagnol à son arrivée. Aujourd’hui, les enfants parlent presque plus la langue du pays que le français, selon leur papa.
Quant à sa conjointe, Maulde Drouin Miller, elle occupe un emploi qui lui permet d’accompagner les gens pour l’achat d’une propriété au Mexique ou encore pour s’y expatrier. Elle donne des conseils et fournit des contacts à des personnes qui souhaitent déménager à partir de son expérience personnelle, mais aussi d’une formation qu’elle a suivie.

Bravo à vous deux 👏👏👏