CHRONIQUE LHJMQ | Une saison à oublier pour le Drakkar?

Par Mikaël Lalancette 12:00 PM - 13 novembre 2025 Chroniqueur
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Mikaël Lalancette signe une chronique à toutes les deux semaines sur la LHJMQ. Photo archives

C’est fou à quel point la trajectoire d’un club de hockey junior peut changer rapidement.

Le cas du Drakkar résume parfaitement la fragilité des cycles du hockey junior. Dernier au classement général de la Ligue de hockey junior Maritimes Québec (LHJMQ) avec un dossier de 2-13-2-2, le club de Baie-Comeau était au pinacle il y a un an et demi à peine.

À ce moment, avec Justin Poirier et quelques jeunes joueurs vedettes de 17 ans, on se permettait de rêver à une démarche sur trois ans qui culminerait au printemps 2026 avec un championnat.

À eux seuls, les droits compensatoires du gardien Lucas Beckman pour la campagne 2026-27 allaient servir à acquérir un joueur d’impact aux Fêtes, ce qui nous semble un scénario complètement farfelu plus d’un an plus tard.

Le départ précipité de Justin Poirier vers le Maine (NCAA) et la blessure à long terme d’Alexis Bernier ont plombé l’actuelle saison du Drakkar. Même s’il reste encore beaucoup de jouer à la campagne, les chances de voir Baie-Comeau faire du chemin dans les séries ont été réduites comme peau de chagrin dans les dernières semaines.

Le départ probable de Bernier lors de la prochaine période des transactions, jumelé aux nombreux changements de personnel des dernières semaines, vont compliquer la vie de la formation de la Côte-Nord.

Même s’il ne se berçait pas d’illusion après le départ du petit numéro 9, l’entraîneur-chef et directeur général, Jean-François Grégoire, avoue être un peu surpris par la tournure de la situation.

«Je m’attendrais que ça pourrait être difficile, mais pas comme ça, me disait-il dans les derniers jours. On veut rester positif et continuer d’enseigner. Il y a des choses qu’on fait bien, mais le groupe demeure fragile.»

Tout n’est pas aussi sombre que la fiche ne l’indique, les derniers jours ont été encourageants, mais on dirait encore que le Drakkar traîne son mauvais début de saison sur la route comme un boulet. 

Deux choses m’inquiètent un peu. Les nombreux va-et-vient de personnel et la chute des assistances. En ces eaux agitées, le Drakkar n’a surtout pas besoin d’une désaffection de son pain et son beurre depuis 1997: le public. 

Pour ce qui est de la banque de choix, Jean-François Grégoire se fait rassurant. «On a des joueurs qui ont de la valeur et si besoin, on va les récupérer en temps et lieu, note-t-il. Ces choix-là sont partis parce qu’on a eu une grosse année et on avait deux choix, regarder la parade passer ou sauter dedans et on a pris la deuxième option.»

Étoile de la semaine à… la surprenante saison des Huskies. Jamais je n’aurais cru que Rouyn-Noranda serait dans la course au premier rang après un mois et demi!

Deux minutes de pénalité à… l’Armada, dont les mauvaises performances et les blessures s’accumulent…

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Ghislain Cyr
Invité
Ghislain Cyr
24 jours il y a

C’est malheureux parce ce que l’histoire du Drakkar est marquer par de nombreux evenement comme celui de Poirier…