« Le congé de Noël a commencé avant le temps. », ironisait l’entraîneur-chef Jean-François Grégoire suite à la défaite de son équipe au compte de 5-0 à Québec jeudi soir. Après avoir réussi à museler complètement les Remparts la veille, Baie-Comeau n’a pas été en mesure d’en faire autant avant la pause du temps des fêtes.
« En partant le match, ils ont attaqué le milieu, contrairement à hier. Ils distribuaient la rondelle à l’extérieur. Habituellement, on peut s’ajuster, mais on était toujours deuxièmes, en retard. Je pense qu’on était satisfaits de la victoire d’hier. » ajoutait Grégoire.
Sans y aller avec autant d’aplomb que Richard Martel à l’époque, il a également parlé de ce fameux prix que l’on ne veut parfois pas payer. « Le gap était bon de l’autre côté, parfait, mais ça prend du support, placer la rondelle; toutes des choses que l’on est supposé faire. Quand tu ralentis en entrée de zone, c’est que tu ne veux pas te faire frapper! »
Chez les Remparts, l’ajustement était clair. L’exécution du plan de match entre mercredi et jeudi était palpable. « Sans dire qu’aujourd’hui les gars ont écoutés, c’est que c’est parfois dur à comprendre. Ce n’est pas le fun de la lancer dans le fond, mais quand une équipe t’attend comme ça entre la bleue et la rouge, il n’y a pas d’autres façons. Pour eux, ça a fonctionné hier. C’était certain qu’ils allaient nous attendre encore. C’était très important pour nous de ne pas recréer autant de revirements. », racontait Éric Veilleux.
Sommaire de la rencontre
Contrairement à la veille, il ne faut pas attendre les dernières minutes de la rencontre avant de voir les locaux s’inscrire au tableau principal. Nathan Quinn, celui qui avait d’ailleurs marqué le but de son équipe hier, réalise le premier but du match, puis le troisième un peu plus tard, en fin de période médiane. Entre temps, Alex Desruisseaux concrétise sur un retour de lancer, alors qu’une pénalité mineure au Drakkar venait de se terminer.
C’est sans contredit le but marqué par le défenseur Cal Uens en début de troisième qui a assommé le Drakkar de façon définitive. Laissé complètement seul dans l’enclave, il a eu tout le temps au monde pour enfiler l’aiguille, une fois rejoint par son coéquipier Xavier Lebel. Le russe Nikita Ovcharov a complété le pointage en fin de partie.
La meilleure chance du Drakkar, peut-être sa seule véritable bonne, est survenue en deuxième période, sur une échappée d’Alexis Michaud. Le rapide patineur était parvenu à déjouer Patrick Déniger du revers dans la partie supérieure, mais la reprise vidéo a confirmé que la rondelle avait frappé la barre transversale sans traverser la ligne rouge.
The Dancing Quinn
Les succès de l’attaquant Nathan Quinn face au Drakkar commencent à devenir monnaie courante. Celui qui fait jouer le grand succès d’ABBA au Centre Vidéotron chaque fois qu’il y marque un but présente des statistiques offensives fort enviables. En quatre parties cette saison face aux rivaux de la Côte-Nord, Quinn compte 5 buts et 6 aides. L’attaquant poursuit donc sur sa lancée amorcée la saison dernière, où face à un Drakkar pourtant bien mieux nanti, il revendiquait 10 points en 8 parties. Quinn assure cependant ne pas mettre de potion magique dans sa gourde lorsqu’il l’affronte.
Le présent et l’avenir
Pour une deuxième fois en trois rencontres cette saison, la recrue de 17 ans Patrick Déniger a réduit la production offensive du Drakkar à néant; deux fois par la marque de 5-0. Plus tôt cette saison, le produit des Riverains du Collège Charles-Lemoyne a également perdu un jeu blanc avec quelques secondes à jouer.
À voir la façon dont le gardien format géant Louis-Antoine Denault a salué la foule au moment de rentrer au vestiaire, tout porte à croire que Déniger pourrait voir sa charge de travail augmenter au retour des fêtes, ayant possiblement la chance de s’établir comme gardien numéro un.
En bref
Baie-Comeau fait partie de ces quelques marchés où les projecteurs sont rivés, à l’aube de l’ouverture de la période des échanges. Si les partisans nord-côtiers salivaient à l’idée de voir arriver de gros canons au cours des dernières années, ce seront plutôt les choix au repêchage et les jeunes espoirs qui s’amèneront avec le Drakkar au cours des prochaines semaines.
Jean-François Grégoire a la chance d’avoir entre ses mains deux joueurs très convoités sur le marché, Alexis Bernier et Lucas Beckman. Dans le cas du premier, des rumeurs persistantes l’envoie du côté de Chicoutimi, qui aurait dû ouvrir considérablement les cordons de la bourse pour mettre la main sur le défenseur.