Mise en service de l’usine de Blackpearls à Port-Cartier
Une première ligne de production a été mise en service à la toute nouvelle usine de Blackpearls à Port-Cartier. Photo Vincent Rioux-Berrouard
La période de mise en service de l’usine Blackpearls, à Port-Cartier, est bien amorcée en vue de la production à venir de boulets de broyage.
C’est en juin 2024 que les travaux de construction ont commencé. 18 mois plus tard, c’est une usine à la fine pointe de la technologie qui a émergé de ce terrain de glaise. C’est une belle fierté pour le directeur de l’usine et natif de Port-Cartier, Étienne Gagnon.
« Ce que l’on a réalisé jusqu’à maintenant avec le temps qu’on avait, c’est une réussite », dit-il. « D’avoir fait ce projet à Port-Cartier, dans les temps et dans le budget, c’est sûr qu’on est fier. »
Lors de notre visite de l’usine, la première ligne pour la production de boulets était en fonction, tandis que les travaux pour la deuxième ligne se poursuivaient à proximité.

La technologie prendra une place importante dans cette nouvelle usine. Étienne Gagnon n’hésite pas à dire qu’il s’agit d’une infrastructure de classe mondiale, en raison de la qualité des équipements qui s’y retrouvent.
« C’est une usine qui va être intelligente et qui va être capable d’utiliser toutes les informations que nos appareils vont récolter. On va avoir une production intégrée, performante et intelligente », réitère le directeur.

La prochaine étape pour l’entreprise sera d’aller présenter ses produits aux différentes minières, dans le but d’obtenir des contrats. Les clients de Blackpearls pourront autant être des minières locales, que situées à l’international. La proximité du quai municipal de Port-Cartier permettra d’expédier des boulets de broyage dans différents marchés. M. Gagnon indique que le coût du transport maritime est beaucoup plus avantageux que le transport par camion, ce qui rendra l’usine compétitive au niveau de ses prix.
Dans le domaine des boulets de broyage, les minières sont à la recherche d’un produit qui sera solide et qui durera. Les billes permettent de réduire le minerai en poussière.
« Les clients ne veulent pas d’un boulet qui va s’user rapidement. L’un des critères les plus importants est que la dureté en surface soit pareille jusqu’au cœur », dit-il.

Main-d’œuvre
Actuellement, environ 25 employés travaillent à l’usine de Blackpearls. Cela permet d’avoir un quart de production, mais à terme, un deuxième quart de production sera ajouté. L’entreprise souhaite embaucher une quinzaine de personnes, dans les prochains mois.
Réussir à trouver la main-d’œuvre nécessaire fait partie des défis de Blackpearls. L’entreprise a pu engager plusieurs opérateurs qui étaient auparavant avec l’usine Arbec de Port-Cartier, qui a cessé temporairement ses opérations. Étienne Gagnon précise qu’il a discuté avec Arbec, avant d’engager des employés.
« On leur a dit qu’on était au courant de la fermeture et qu’on avait reçu des CV de certains candidats qui étaient désormais sans emploi. [Arbec] nous a dit qu’ils étaient confortables à ce qu’on les engage », raconte le directeur de BlackPearls.
Une dizaine d’anciens employés d’Arbec ont été embauchés.
Même si ceux-ci n’avaient pas d’expérience dans le domaine lié aux opérations en fonderie, il a été possible de les former, grâce à des formations et l’expérience des autres employés.