Cinéaste originaire de Portneuf-sur-Mer

Les meilleurs films de Noël selon Lucie Lambert

Par Renaud Cyr 8:00 AM - 24 décembre 2025
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La cinéaste originaire de Portneuf-sur-Mer, Lucie Lambert. Photo Renaud Cyr

Le Journal s’est entretenu avec la cinéaste originaire de Portneuf-sur-Mer Lucie Lambert pour parler cinéma, plus spécifiquement cinéma de Noël. Deux films lui arrivent naturellement à l’esprit, qui sont à regarder sans modération.

Lucie Lambert avoue d’emblée qu’elle n’est pas très « film de Noël », mais qu’elle a ses classiques quand vient le temps de la saison hivernale.

Son premier classique du temps des fêtes est le film Mon oncle Antoine de Claude Jutra, qualifié de « meilleur film canadien de tous les temps » par l’Office National du Film (ONF).

« Ce qui est bien, c’est qu’on peut le regarder gratuitement sur le site web de l’ONF », commente la cinéaste.

Du réconfort

Paru en 1971, le film raconte l’histoire du propriétaire du magasin général de Thetford Mines et de son neveu dans les années 1940 dans le temps de Noël.

« Je l’ai vu quelques fois déjà. Quand il y a de la neige, ça me donne le goût de regarder des films avec de la neige », mentionne Lucie Lambert avec bonne humeur.

L’oncle Antoine, joué par Jean Duceppe, est également entrepreneur de pompes funèbres et il va chercher la dépouille d’un adolescent décédé à l’approche de Noël, accompagné de son neveu Benoît.

Tout au long du film, raconté du point de vue du neveu, on rencontre une multitude de personnages attachants et on se promène dans des décors d’hiver typiques, féériques et blancs.

« Il y a une atmosphère dans le film, et il y a aussi un côté humoristique. C’est le regard du jeune qui découvre la vie en quelque sorte », raconte Mme Lambert.

« Ce que j’en retiens, c’est l’image de l’hiver québécois qui est mis de l’avant avec sa beauté. Il y a quelque chose d’un peu réconfortant dans ce film-là, même si l’histoire a ses moments inquiétants parfois », ajoute la cinéaste.

Benoît (Jacques Gagnon) et son oncle (Jean Duceppe) dans Mon oncle Antoine. Photo capture d’écran

Noël en Suède

Pour son deuxième film favori, Lucie Lambert nous amène à l’international pour parler du dernier long-métrage du réalisateur suédois Ingmar Bergman, encensé par plusieurs comme le maître du drame au cinéma.

Fanny et Alexandre, paru en 1982, suit l’histoire d’Alexandre et de sa famille aisée dans la Suède du début du vingtième siècle.

« Ça commence et c’est le temps de Noël. Quand je regarde les premières scènes, je suis vraiment touchée par toute cette magie des fêtes qui se passe dans leur maison », raconte la cinéaste nord-côtière.

Les parents d’Alexandre et de sa sœur Fanny travaillent tous les deux dans le monde du théâtre, mais le père meurt au cours du film.

Après le drame, la mère déménage chez son nouvel amant avec les enfants et accepte sa proposition de mariage. Le film nous emmène par la suite à travers la vie d’Alexandre qui est à l’aube de l’adolescence.

« C’est très touffu comme film, mais la qualité des personnages est incroyable », rapporte Mme Lambert.

« C’est à la fois drôle et sinistre, on explore toutes les émotions, et il y a toutes sortes de petites histoires autour de la grand-mère. Il y a vraiment de belles scènes à travers le film, poursuit-elle. C’est un film très touchant et très beau à la fois. »

Lucie Lambert n’est pas près de réaliser une production de Noël, mais indique qu’un nouveau projet de film est dans ses cartons pour 2026.

Fanny et Alexandre, film du réalisateur Ingmar Bergman sorti en 1982. Photo capture d’écran

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