Si le Drakkar avait réussi à contenir l’Océanic de Rimouski en première moitié de rencontre samedi après-midi, les bas-laurentiens sont parvenus à infliger de durs coups aux visiteurs par la suite, en route vers une victoire de 4-1.
Après une période jouée, aucune équipe n’avait été en mesure de s’inscrire au tableau principal. Le Drakkar était néanmoins en avance 15-6 au chapitre des tirs au but, en dépit du fait que l’Océanic avait bénéficié de deux avantages numériques.
La troupe de Joël Perrault a cependant renversé la vapeur en deuxième période et concrétisé à deux reprises, à force d’insistance. Un peu passé la mi-rencontre et à exactement deux minutes d’écart, Alex Massé et Liam Lefebvre ont soudainement transformé le portrait de ce match en l’apparence nul jusqu’à ce moment. Sur les deux séquences, Samuel Caulfield a été déjoué d’abord tout près de lui, puis sur un tir à travers une circulation dense.
Le Drakkar a été en mesure de stopper l’hémorragie et resserrer l’écart avant le son de la sirène, en vertu du premier but de la saison du défenseur Samuel Brunet. Pratiquement adossé à la bande, son long tir des poignets à l’apparence inoffensive a pourtant trouvé un chemin derrière William Lacelle; ce qui sera au bout du compte la seule bévue de ce dernier. L’excellent gardien de 18 ans, admissible au prochain encan de la LNH, a d’ailleurs été choisi le joueur du match.
Alors que la troisième s’annonçait fort intéressante, l’équipe locale à très rapidement pris une option sur le match inopinément. Les joueurs étaient à peine de retour pour la suite du duel que Thomas Belzil a redonné une priorité de deux buts à l’Océanic, en décochant sur une mise au jeu remportée à la gauche de Caulfield. Alors que le Drakkar était parvenu à se ressaisir plus tôt, ce but encaissé en début de période fut celui de trop. Le cerbère du Drakkar permis à son équipe de demeurer à deux d’écart pour encore un certain temps, malgré les attaques insistantes des rimouskois affamés. Liam Lefebvre a finalement complété le pointage à la mi-troisième, clouant définitivement le cercueil baie-comois.
Comme le veut la coutume lorsqu’elles s’affrontent, les deux équipes disputeront un second match demain au même endroit. Jusqu’à présent, c’est toujours l’équipe locale qui l’a emporté; l’Océanic trois fois, le Drakkar deux fois.